« Je venais te dire que je m’en vais. »

« Je tenais à te dire que je m’en vais.
J’ai décidé de partir, partir pour t’oublier, pour ne plus être en proie au mal qui me torture à un point inexplicable. Alors, après ces derniers mots, nous ne nous reverrons plus. Sache tout de même que tu resteras la plus belle, la plus intense histoire que j’ai pu vivre jusqu’alors. Tous les deux, nous avons été plus complices que jamais et personne ne me connaîtra aussi bien que toi, je t’en fais la promesse. Je pars en laissant derrière moi deux ans de souvenirs, de larmes, de rires, de conversations téléphoniques, de concerts, de bêtises et d’amour, mais au moins, je n’aurai plus cette sensation de vide qui m’habite lorsque je sors en ville, ou bien quand je m’aventure un tout petit peu trop près de chez toi. Je suis sûre, en partant, de ne plus te croiser, de ne plus te voir tous les jours, et surtout, de ne jamais te voir avec une autre que moi. Parce que s’il y a bien une chose qui pourrait encore plus me détruire que ton départ, ce serait bien que tu me remplaces, que tu vives notre histoire avec une autre. Je sais pertinemment que je ne pourrai y survivre. Tu as été ma plus belle histoire, mon coup de foudre, mon coup de coeur, mon meilleur ami et mon amour, tu as été celui en qui j’ai eu le plus confiance, celui que j’ai aimé au plus profond de mon être, mais il est temps. Il est temps de m’en aller, de te laisser vivre ta vie comme tu l’entends et de ne plus avoir d’emprise sur toi, ni sur elle. Tu es celui qui n’a pas tenu ses promesses, qui est parti, sans un mot, sans un regard, tu t’en es allé. Alors, je décide de faire de même. A partir de maintenant, je ne veux plus rien savoir de toi, pas même si tu vas bien, sache juste que moi, je n’irai plus. En me laissant, tu as pris avec toi mon coeur, mon âme et je t’en veux. Je disais vouloir ton bonheur, c’est faux. Je ne voulais ton bonheur que fusionné au mien. J’ai beau être avec quelqu’un d’autre aujourd’hui, il ne sera jamais meilleur que toi, il ne comprendra jamais que lorsque je dis non, cela veut dire oui, que quand je vacille, il faut mettre les deux bras pour me retenir, que quand je raccroche, il faut rappeler, que lorsque je vais mal c’est quand je dis que je vais bien, que quand j’écoute une musique triste c’est parce que je pense à toi, que quand je parle de politique, il ne faut pas m’interrompre, quand lorsque j’écoute une histoire, ce sont les tiennes qui me reviennent en tête. Il ne comprendra pas tout ça, il n’y a que toi. Je ne pense pas être capable de t’oublier un jour, enfin si, je l’espère, mais oublier les deux ans que tu m’as fais vivre, le bonheur que tu m’as fait connaître, ces sensations indicibles sont inoubliables. Bien sûr, j’en vivrais d’autres, bien sûr, j’aimerai peut-être encore plus fort, mais jamais je n’oublierai.

Je t’ai aimé dès le premier jour, je t’ai aimé un peu plus chaque jour. »

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