Une naissance révélatrice

Mon cœur, désert de sentiment, si sec, si froid , ne peut répondre par aucun signe aux attentions,  ni même aux actions tragiques. Je ne ressens pas plus de compassion que d’ amour. Tout cela pour moi est inconnu et pourtant…

Tu es apparue un instant dans ma vie, toi ma Déesse, tu n’as mis que quelques minutes à raviver avec la tendresse et la douceur de ta  beauté mon cœur desséché de tout sentiment.

Oh oui que ta beauté est divine, tu me troubles tant, je ne peux regarder tes magnifiques  yeux, brillants comme des étoiles, par peur de voir qu’ils ne me regardent pas avec autant de passion que les miens te contemplent. Je passe délicatement ma main dans tes cheveux d’or qui me font penser combien tu es précieuse.

Toi ma Déesse qui es née dans l’Océan, un endroit si pur, là où la vie à commencé, ne regrettes-tu pas d’être née ? Et d’être sortie de cette eau qui t’entourait ? Es-tu sûre de vouloir offrir tant de richesse aux hommes?

Les questions continuent à venir dans ma tête, pourquoi me trouble-t-elle autant? A peine est-elle née que j’ai le sentiment qu’elle va changer beaucoup de choses sur l’Olympe.

Mon cœur s’emballe de plus en plus tandis que je la vêts, elle si belle, avec une autre déesse qui l’accueille, elle qui est sortie des eaux pures, là, sous mes yeux, innocente encore. Ai-je vraiment le droit de cacher ce charme, ce trésor que tu possèdes ? Oh toi ma belle Vénus, qui vas faire tourner, je suis sûr, la tête de tant d’hommes jusqu’à les faire basculer dans la folie. Oui, dans la folie de l’amour que tu m’as fait connaître à l’instant.

Je me demande bien… Avais-je vraiment le droit d’assister à cette naissance, à ta naissance, ma Divine, avais-je le droit de t’admirer avant tout autre? Avais-je le droit de cacher ta splendeur? Rien que de frôler la douceur de ta peau me rend tremblant.

Tu fais naître le rouge sur mes joues et surtout tu fais naître en moi des sentiments nouveaux, qui m’étaient étrangers ! Ta naissance n’est-elle pas aussi la mienne ? Avant j’étais mort, mon cœur ne battait pas, je ne vivais pas et toi tu l’as fait battre avec ta splendeur.

J’essuie les gouttes d’eau qui restent sur ta peau, je ne cesse de me dire que tu es si bienveillante, que je n’avais pas le droit de te toucher et que je rendrai impur ton éclat raffiné.

Mais je ne peux être qu’en émerveillement devant une Déesse aussi exaltante que toi, ma Divine Aphrodite. Quel pouvoir as-tu vraiment sur nous ?

Fichier:Birth of Venus Botticelli.jpg

 

A propos Chris. M

En seconde 4 au lycée Corneille , complétement folle mais inspirée par des éléments censés , adore les nouvelles connaissances et les personnes vrai , je rassure je ne mords pas, enfin pas tout le temps ! ^^
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