La femme auteur

Nastacia était une jeune fille passionnée de lecture depuis son plus jeune âge. Elle vécut à la même époque que de grands écrivains tels que Victor Hugo ou encore Flaubert. A cette époque les femmes n’étaient pas considérées de la même manière que les hommes ; elle s’intéressait beaucoup à tous ces grands auteurs et rêvait qu’un jour, elle aussi écrirait ses propres livres et serait lue et relue par tous. Elle avait toujours eu ce rêve et écrivait de temps en temps des nouvelles et des lettres à ses amies. Ces dernières étaient d’ailleurs très critiques et lui donnaient leur avis pour qu’elle s’améliore. Elle passa ainsi 10 ans de sa vie à écrire pour elle-même, sa famille et ses amies.

Un jour, le mari d’une amie qui était rédacteur en chef d’un journal lut par curiosité une de ses lettres contenant une nouvelle. Il en parla à sa femme sans savoir qui était l’auteur, il pensait sincèrement qu’elle avait été écrite par un homme car il ignorait que les femmes étaient capables d’écrire de telles choses, sa femme se garda bien de lui révéler ce détail. Quelques semaines après, la lettre de Nastacia était dans le journal sans être signée  de son auteur. La nouvelle eut tellement de succès que les lecteurs en redemandaient donc le rédacteur en chef en parla à sa femme qui en parla alors à son amie. Nastacia était ravie qu’une de ses nouvelles ait été lue par des centaines de gens et en écrit d’autres ; ce manège dura quelques mois jusqu’à ce que l’éditeur demande à voir enfin ce mystérieux auteur. L’amie de Nastacia lui avoua qu’elle n’avait pas dit à son mari qu’elle était une femme, pour que son œuvre puisse être publiée. Nastacia fit tout de même honneur à l’invitation et se rendit à la demeure de son  amie, richement habillée. Quand l’éditeur la vit arriver, il lui demanda le motif de sa visite et Nastacia lui avoua tout ; l’éditeur était choqué, il n’avait pas pensé une seconde que cet auteur si talentueux puisse être une femme, il accepta tout de même de la laisser entrer et de renouveler l’invitation à dîner. Il  la trouva très intéressante, charmante et intelligente ; il accepta de continuer à publier ses lettres car ses lecteurs étaient toujours plus nombreux depuis la première publication de la nouvelle.

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