Rencontre avec un journaliste.

Le lundi 27 novembre, les élèves de 1ère S3 et 1ere ES3 ont pu assister à l’intervention de M. Lussault, qui est un ancien reporter de France 3. C’est Mme Aumont qui a organisé sa venue dans le cadre de l’E.M.C. Et du projet média dont nous avons parlé dans le numéro précédent de notre journal. Il nous a permis de répondre à certaines questions, qui avaient été préparées par les élèves au préalable. Ces questions sont celles que nous nous posions à propos de l’information et de son traitement. Son intervention a duré deux heures.

Il est à la retraite depuis peu. Son parcours de formation est assez inhabituel : après avoir arrêté ses études à la fin du collège, il a d’abord été éducateur, a enchaîné les petits « boulots », mais a repris ses études à 23 ans : il a passé un concours pour entrer à l’université, sans le bac . Il a passé deux ans de formation et a commencé le métier à Tours.

D’après lui, « On né journaliste avant de l’être ». Il signifie par là que, s’il a choisi des études de journaliste, c’est parce qu’il avait ça en lui. Très jeune, il était tout le temps curieux et lisait beaucoup de journaux, des quotidiens. Il n’aime pas trop utiliser le mot « passion » pour désigner son rapport au métier : il s’agit plutôt de quelque chose d’évident qui relève du plaisir.

Il est ensuite devenu reporter sur le terrain pour France 3. Il faisait des interviews, partait à la recherche aux informations pour donner des sujets des journaux du midi et du soir.
Par exemple, il nous a raconté l’anecdote suivante : Lors d’un reportage sur des enfants morts d’asphyxie dans une grotte pour y avoir allumé un feu, c’est le seul moment où il a pris une amende : il a franchi la zone sécurisée malgré l’interdiction pour savoir la vérité.

Pour lui, il faut distinguer la notion de « journaliste » (qui cherche le réel) et celle de « communiquant » (qui cherche à faire passer un message, dans une perspective marketing). Ce sont pour lui deux choses radicalement opposées.

Le journaliste ne cherche pas à se faire plaisir, mais à enrichir nos pensées. Cela constitue un idéal.

Le journaliste doit rester neutre : il doit renoncer aux choix politiques – ce qui est assez répandu.
Il a d’autres contraintes : il ne doit pas trop se faire plaisir mais aussi il doit être en mouvement, pouvoir être libre de voyager. Pour ne pas perturber l’avis des ses lecteurs, il n’a alors qu’une liberté réduite. Mais il faut aussi se méfier de toutes les informations que l’on peut trouver ou que l’on peut nous dire suivant la source ; il faut toujours poser plus de questions pour différencier le vrai du faux.

Le journaliste doit posséder aussi certaines qualités, telles que la curiosité (d’après M.Lussault, “le meilleur defaut “), être tenace, têtu, rigoureux, mais aussi avoir la capacité de se “dédoubler”, donc penser contre soi. La clé du journaliste : l’indépendance.

Le métier de journaliste n’est pas si simple, les pensées évoluent au fur à mesure du métier (“un super moyen de faire évoluer notre esprit “), et s’apprend tout au long de la carrière .

A notre question de savoir si le métier lui manque maintenant qu’il est en retraite, il nous répond que ça lui manque beaucoup, notamment le contact qu’il pouvait entretenir avec les personnes qu’il rencontrait et interviewait.

L’intervention a été bénéfique , je trouve qu’il a été intéressant malgré certaines questions auxquelles il n’a pas eu le temps de répondre ; mais il nous donne l’envie d’être journaliste . Les deux classes le remercient de sa venue et de sa présentation.

LINANT Amandine 1ere ES3

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