Julie Tocqueville, une artiste surprenante

« J’utilise des objets de tous les jours pour la création de mes œuvres, » dit Julie Tocqueville. Nous l’avons rencontrée le 20 novembre 2017 lors d’une exposition au lycée Thomas Corneille de Barentin. Plasticienne de métier, elle a étudié à l’École des Beaux-arts de Rouen durant 5 ans de 2006 à 2011. Durant sa première et sa deuxième années, elle faisait de la peinture et de la céramique. Elle a dû changer souvent sa pratique et sa vision des choses. Devenue une artiste accomplie, Julie Tocqueville réalise ses œuvres avec des matériaux de toutes sortes (déchets organiques, céramiques, peintures, bois, végétaux…), se servant surtout des matériaux du quotidien, accessibles à tous.  Elle dit entre autre que «tout ce qui nous entoure peut devenir matière ». Nous avons pu voir quelques unes de ses œuvres qu’elle nous a présentées à travers des photographies.

Julie Tocqueville

Elle nous a tout d’abord présenté une œuvre intitulée « Sapin » qu’elle a exposée  à Rouen durant la période de Noël. Pour cette occasion, Julie a reproduit un sapin en coquilles d’huîtres — l’huître étant un plat dégusté durant cette période et le sapin qui peut symboliser cette fête. Quand on voit cette sculpture, on voit que ça joue sur le trompe-l’œil car on ne pense pas forcément à cette utilisation des huîtres. Nous avons tous été assez surpris de cette œuvre.

Elle nous a aussi montré une autre œuvre qui est – on peut le dire – surprenante :

« Module étrange épisode 1 », qui représente un arbre dans une vitrine.

Elle nous a raconté l’histoire : « C’était un après-midi peu ensoleillé, où le vent soufflait fort et violemment. Un arbre s’abattit alors, il aurait pu blesser un nombre incalculable de personnes.  La seule chose qu’il heurta est une paire de lunettes d’un homme ». Elle a donc recréé dans une vitrine un véritable arbre transperçant le verre d’une vitrine pour reproduire cette histoire qui l’a surprise. Bien sûr, elle n’a pas mis un arbre dans la vitre, elle l’a truquée en échangeant le verre de la façade avec du Plexiglas.

 

Voici une œuvre d’apparence peu visible mais qui, une fois vue, prend un sens différent pour chacun.

Elle l’a nommée « Le voisin ».

C’est un clou enfoncé dans un mur : la pointe vers le spectateur et l’autre côté du clou non visible ; Julie « laisse le spectateur se faire son propre avis » —dit-elle — sur ce qu’il y a de l’autre côté du mur.

 

Nous allons ensuite vous parler d’une œuvre plus que trompe-l’œil : «Si on savait les trous on prendrait les loups»

Son œuvre est dans une pièce de la Grand-Mare à Rouen ; il s’agit d’une estrade entourée de baies vitrées ; sur celle-ci se trouvait une salle d’attente.

Sous cette estrade se trouvaient des bacs pleins d’eau avec des poissons et des plantes, pour faire référence à l’histoire de la Grand-Mare. Les bacs étaient visibles par des trous de l’estrade que l’on voit très peu.

 

Après avoir fini ses études aux beaux-arts, elle installa sa première exposition dans les sous-sols des Galeries La Fayette à Rouen.

Il y avait neuf poteaux identiques et ceci lui donna une idée. Elle a reproduit l’un des poteaux pour provoquer un trompe-l’œil mais le sien ne touchait pas le sol. Il était fait de polyester pour créer une légèreté permettant de le maintenir au plafond et de le déplacer avec facilité. Les gens pouvaient passer a côté sans même se rendre compte qu’il y avait a côté d’eux une œuvre.

 

En conclusion, nous avons trouvé que le travail de Julie Tocqueville est original et agréable. Nous trouvons que son exposition est très intéressante et jolie. Cette artiste est assez surprenante.

 

Mathilde De Ferreira et Julien Jourdain – 2nde 3

 

 

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