Tenu d’un faux procès au lycée : l’affaire et son déroulement

Dans le cadre des ateliers du supérieur au lycée Thomas Corneille, des élèves volontaires (accompagnés de professionnels et d’une magistrate) ont organisé un faux procès qui a eu lieu le 25 Novembre 2019 dans l’enceinte du lycée. Les élèves ont eu deux séances d’environ 1h30 chacune pour préparer le rôle qui leur a été attribué et pour prendre connaissance du déroulement d’un procès, ainsi que des nombreux termes qui l’accompagnent. De nombreux rôles étaient proposés : avocat général, juge, journaliste, policier, témoin, greffier, huissier, … Tous évidemment étaient en lien avec le milieu juridique et l’affaire que les élèves ont eu à traiter. 

Après avoir pris connaissances des faits, les élèves ont dû retravailler leur rôle avant l’arrivée du procès. Les témoins, les policiers, les voisins, …  ont appris ce qu’ils avaient à dire et les avocats ont préparé leur plaidoirie. Pour cela, ils ont pris connaissance de quelques articles de loi, tels que l’article 221-1 du Code Pénal : « le fait de donner volontairement la mort à autrui constitue un meurtre. Il est puni de trente ans de réclusion criminelle » ou l’article 221-4 : “Le meurtre est puni de réclusion criminelle à perpétuité lorsqu’il est commis sur le conjoint”.


L’affaire :

Suite à des années de violence conjugale, Mme Tartempion à tirer sur son mari M. Tartempion à l’aide d’une carabine, le 12 Novembre 2019.


Le procès et son déroulement :

Mme Tartempion reconnaît avoir tué son mari ; mais affirme qu’elle n’était pas consciente de ce qu’elle faisait au moment de l’acte : “je me faisais régulièrement battre par mon mari mais je n’ai jamais osé fuir ou lui résister ; j’avais peur, j’avais honte”, déclare t-elle. Elle affirme également avoir tirer dans le dos de son mari parce-qu’elle avait peur qu’il se défende, de recevoir des coups : “c’était lâche de ma part, mais je l’ai fait. Je n’en pouvais plus ; il venait de me frapper et de m’ordonner de lui faire à manger”, ajoute t-elle. La magistrate lui a alors demandé pourquoi elle n’avait pas simplement quitté le domicile ; question à laquelle elle a répondu : “J’avais peur des représailles, que mon mari me retrouve et me fasse du mal ou qu’il s’en prenne à mes enfants”.

Cependant, les témoins appelés à la barre ont des déclarations plus ou moins différentes.

Tout d’abord, le policier Anne-Maëlle affirme être arrivée dans le domicile de M. et Mme Tartempion et avoir découvert le corps du mari et un fusil auprès des pieds de sa femme, sur le coup choquée et perturbée. Pourtant, selon le pompier Maxime, cette dernière était calme et n’était pas choquée lorsqu’il l’a eu au téléphone : “J’ai tiré sur mon mari, venez le sauver”. Puis le policier July ayant interrogé Mme Tartempion, révèle que le matin même, le couple s’était disputé à propos de l’usine de transport. 

De plus, d’après la police scientifique, le corps de la victime a été retrouvé avec 3 orifices dans le dos alors que seulement 2 douilles ont été retrouvées sur le lieu du crime. Ce détail a donc interrogé la magistrate : “comment se fait-il que seule deux cartouches aient été retrouvées ? ” ; question à laquelle aucune réponse satisfaisante n’a été apportée.

Après réalisation de la levée du corps, les spécialistes ont révélé que le décès de la victime était inévitable et presque instantané.

Mais certaines questions restent toujours sans réponses. Les dates évoquées par les différents témoins ne correspondent pas non plus : Mme Tartempion a affirmé avoir tiré sur son mari aux alentours de 16h, pourtant des voisins ont affirmé l’avoir vu se balader dans son jardin aux environs de 17h30 et d’autres déclarent avoir entendu 2-3 coups de feu à 19h25. Mme Tartempion avait également déclaré avoir tiré les yeux fermés car elle avait peur. Cependant, ces voisins affirment qu’elle pratiquait régulièrement la chasse avec son mari. Des spécialistes se sont alors penchés sur la question et ont affirmé que Mme Tartempion n’aurait pas pu tirer 3 fois sur son mari sans rouvrir les yeux. Comment cela aurait-il été possible ?

Bien que, d’après de nombreux témoignages (tels que celui de ses filles), Mme Tartempion n’ai jamais eu de comportement violent envers son mari, cette dernière a menacé la maîtresse de son mari (avec qui il entretenait une relation depuis environ 6 mois) avec un fusil : “Mme Tartempion est venue chez moi pour me menacer avec un fusil, m’interdisant de rencontrer son mari. Elle m’a menacé de mort si je ne mettait pas fin à ma relation avec lui”, déclare Lucette la maîtresse de la victime.

Suite aux déclarations des témoins, Mme Tartempion affirme ne pas regretter son geste.

L’avocat de la partie civile affirme l’acte de l’accusé était prémédité et que la victime des coups de son mari n’est pas Mme Tartempion (qui ne présente aucuns signes de lésions hormis celle qui se trouve sur sa lèvre), mais plutôt M. Tartempion qui pourrait se trouver être un homme battu, ce qui est le cas de plus de plus de 149 000 hommes en France. Mme Tartempion a avoué avoir commis le meurtre autour de 16h, or cet horaire ne coïncide pas avec ceux évoqués par les différents témoins qui affirment avoir entendu plusieurs coups de feu aux alentours de 19h25. De plus, la dispute qui a eu lieu le matin même du meurtre aurait pu être une raison supplémentaire pour le tuer. Par ailleurs, le témoignage des filles du couple serait le résultat d’une manipulation de ses enfants par l’accusé afin que celles-ci la défendent lors d’un tel acte, enlevant alors tout soupçon d’un acte prémédité. L’avocat énonce que l’accusé ne regrette pas son geste et demande une condamnation pour homicide volontaire.

L’avocat général déclare que “Mme Tartempion était chasseuse, elle aurait pu alors tirer sur les jambes de son mari pour simplement le blesser, mais elle l’a délibérément tué. Son acte était mûrement réfléchi et à la vue de ces récentes actions, son acte était sûrement prémédité”. De plus, les horaires évoqués par l’accusée ne correspondent pas aux témoignages qui ont été prononcés : “tous ces éléments font de Mme Tartempion la coupable du meurtre de son mari aux yeux de la justice”. L’avocat a alors demandé une demande de condamnation à perpétuité et une amende de 300 000 euros pour Mme Tartempion.

L’avocat de la défense déclare que Mme Tartempion a été humiliée, trompée pendant des années par son mari et qu’elle a été mariée très jeune : “Elle a toujours connu l’amour avec de la violence et vivait dans la terreur, elle n’avait pas d’autre choix que de le tuer”. Par ailleurs, Mme Tartempion était une femme incomprise et a subi des violences conjugales pendant de nombreux années, “elle encourrait chaque jour un danger de mort et bien qu’elle ait du caractère, cela ne pouvait la protéger ni des coups, ni de l’emprise que son mari avait sur elle”. L’avocat a conclu sa plaidoirie par une demande d’acquittement de l’accusée.


Bilan du procès : 

Suite aux nombreux témoignages et à la plaidoirie des avocats, la magistrate a réalisé un bilan avec l’ensemble des élèves afin de déterminer l’ensemble des arguments favorables et défavorables à la condamnation du suspect. Les élèves ont donc été amenés à réfléchir et poser des questions en rapport avec certaines modalités du jugement et des éléments qu’il faut prendre en compte lors de la délibération. 

Afin de conclure le procès, un vote a été réalisé à l’issue duquel la cour a jugé Mme Tartempion coupable du meurtre de son mari.

Article de Lucie, TES1

Tenu d’un faux procès au lycée : entretien avec une magistrate

Le 25 novembre 2019 a eu lieu au lycée Thomas Corneille de Barentin, un « faux-procès » en présence d’une magistrate du Tribunal de Rouen, Madame Boinot. Cet événement se tenait dans le cadre des Ateliers du Supérieur intitulés « Culture Juridique » et était destiné aux élèves de Terminale.

Il s’agissait de juger Mme Tartempion Jeanine, accusée du meurtre de son mari Ludovic. Elle l’aurait tué car elle se faisait battre par lui depuis de nombreuses années.

Les différents rôles ont été attribués aux élèves volontaires de cet atelier. Par exemple le rôle du huissier, chargé de veiller au bon déroulement du procès, d’accompagner les témoins à la barre mais aussi d’apporter les pièces à conviction, a été tenu par un élève de TL1. Il y avait aussi le rôle des avocats (l’avocat général, des parties civiles et de la défense), des assesseurs, des jurés…

Le faux procès a débuté comme dans un réel procès, par le serment solennel de chaque juré. Puis, l’arrivée de Mme Tartempion (rôle joué de façon très réaliste avec pleurs, et fausse blessure sur la lèvre supérieure par une élève de TL2) a beaucoup impressionné l’assistance !

Mme Tartempion a reconnu les faits après avoir été interrogée par la présidente de la cour d’assises, incarnée par Mme Boinot. Ensuite, les témoins ont été interrogés un à un. Pour terminer, le public a pu entendre les différentes plaidoiries des avocats de la partie civile, des avocats généraux et des avocats de la défense.

En fin de séance, l’ensemble des élèves présents ont été invités à participer au débat pour décider si Mme Tartempion devait être acquittée ou condamnée coupable pour meurtre de son mari. La notion de légitime défense invoquée par la défense a donc été débattue et même si la décision n’a pas été évidente à prendre pour beaucoup (les délibérations ont permis de prendre en compte les différents arguments), Mme Tartempion est finalement déclarée coupable du meurtre de son mari.

Cette expérience a été enrichissante pour l’ensemble des participants et a aussi rendu possible la découverte des métiers de la justice. D’ailleurs, certains élèves envisagent de poursuivre des études de droit ou se sont renseignés sur le sujet !

Interview de la magistrate, Madame Boinot :

1) Quel est votre ressenti par rapport à ce « procès » ?

J’ai été enchantée par le haut niveau d’investissement des élèves dans cet exercice et par la mobilisation du corps enseignant et administratif autour de mon intervention. L’aménagement de la salle de classe a nécessité pas mal de travail pour ressembler à une cour d’assises et on s’y serait cru ! J’ai pu prendre mes marques tout de suite, et conduire les débats sans problèmes. Je voudrais remercier les enseignants qui ont fait un travail de préparation intensif en amont de mon intervention et tous les élèves qui ont très bien joué leur rôle : même ceux qui n’ont pas parlé mais qui s’était donné la peine de venir habillés en gendarme, en pompier. Il y avait même « Abbie » de NCIS comme expert ! C’était très réaliste !

 2) Qu’avez-vous pensé du jeu des élèves et de leurs interventions?

Pour ne rien vous cacher, je ne m’attendais pas à susciter un tel engouement dans le lycée avec ce projet : plus de quarante élèves le jour J, y compris des élèves qui ne se destinent pas nécessairement à une carrière juridique !!! J’avais tout de même un petit trac… qui a vite disparu quand j’ai constaté le sérieux avec lequel chaque élève avait pris son « rôle ». La jeune fille qui a joué le rôle de l’accusée, a manifestement des talents d’actrice innée ou une expérience du théâtre qui a beaucoup contribué à donner à ce faux procès des accents de vérité ! J’ai senti l’équipe de la défense très investie dans la promotion de la lutte contre les violences faites aux femmes, avec des questions très pertinentes. Les élèves ayant joué le rôle des avocats de la partie civile m’ont impressionné par leur maîtrise des notions de droit et par leur plaidoirie tout en sobriété. Les deux avocats généraux ont également bien assumé leur rôle de défenseur des intérêts de la société, avec des questions percutantes même si un petit lapsus (que par pudeur envers l’intéressé porteur d’un nœud papillon, je ne reprendrais pas par écrit) a beaucoup allégé l’atmosphère !

 3) Est-ce que ce fut une expérience enrichissante pour vous ?

Certainement. Mon but en venant dans ce lycée faire ce faux procès était de provoquer une réflexion citoyenne sur le thème de la légitime défense et de permettre une meilleure connaissance de l’institution pour laquelle je travaille. La magistrature, malgré des conditions de travail difficiles, reste un beau métier et le droit est au cœur des relations humaines. C’est un facteur de paix et de cohésion sociale qu’il est important d’expliquer à la jeune génération. J’espère avoir suscité des vocations parmi les élèves. Je sais déjà que plusieurs d’entre vous voudraient être juge des enfants et je m’en réjouis ! J’espère aussi pouvoir revenir dans ce lycée au printemps pour sensibiliser les élèves aux dangers liés à la consommation de produits stupéfiants, aux comportements à risque sur les réseaux sociaux et surtout, discuter de la question du consentement en matière sexuelle. Etant quotidiennement confrontée à ces problématiques dans le cadre de mon travail, je suis convaincue que de nombreuses « affaires » pourraient être évitées grâce à un solide travail de prévention chez les jeunes. Je vous dis donc à très bientôt, et vous souhaite de très joyeuses fêtes. J’en profite pour faire passer un petit message à l’attention des « fêtards du nouvel an » : si vous buvez de l’alcool, ne conduisez pas ou faites vous récupérer par quelqu’un qui n’a pas bu !

Article d’Amandine, TL1

Les nouveautés au CDI

« Le bonheur, c’est un bon fauteuil et la lecture d’un roman qui n’en finit pas. »
Victor Cherbuliez, Le roman français (1910).

Environ toutes les semaines, le CDI met à disposition de nouveaux livres prêts à être lus. Ces nouveautés sont généralement disposées à l’entrée du CDI sur leurs présentoirs. Ils sont sur la table grise ainsi que le présentoir noir. Tous types de livres, avec leurs genres et leurs styles, sont à votre portée.

Avant les vacances d’hiver, le CDI vous a proposé une liste de nouveautés que vous pouvez retrouver ci-joint pour le plaisir de lire. « Pour mieux supporter l’ennui de la solitude, recherchez les livres, de peur d’être accablé par la tristesse, faute de quelque instruction qui puisse nourrir votre esprit et le soutenir. Heureux ceux qui se divertissent en s’instruisant, et qui se plaisent à cultiver leur esprit par les sciences ! En quelque endroit que la fortune ennemie les jette, ils portent toujours avec eux de quoi s’entretenir, et l’ennui qui dévore les autres hommes, au milieu même des délices, est inconnu à ceux qui savent s’occuper par quelque lecture. » déclare Fénelon dans Les aventures de Télémaque (1699). Voici les livres qui ont été proposés :

Haruki Murakami, Le meurtre du commandeur

Vous aimez les enquêtes, le suspens ? vous pourrez vous plonger dans ce livre.

Juliette Ihler, Des idées dans la garde-robe

Ce livre pour ceux qui aiment la bande dessinée et qui veulent découvrir la philosophie, il est fait pour vous !

Stephen King, Dolores Claiborne

L’horreur et le thriller psychologique vous donnent des frissons et vous passionnent ? Sentez ce sentiment en le lisant.

Margaret Atwood, The handmaid’s Tale

Pour vous le parfait n’existe pas ? La science-fiction vous attire ? Cette dystopie hors-norme est entre vos mains !

Camille Bordas, Isidore et les autres

Plongez-vous dans cette imagination pure créée par l’irréel.

Elena Pasquinelli, Mon cerveau, ce héros mythes et réalité

Avec cet essai, vos réflexions seront amplifiées.

Christian Baudelot, Comment vivre ensemble quand on ne vit pas pareil ?

Les documentaires sur la science humaine vous attirent ? lisez ce livre !

Zadie Smith, Swing Time

Ce récit vous permettra de réfléchir sur des inégalités qui sont encore dans notre société (notamment la place des jeunes filles et des femmes au quotidien).

Estelle-Sarah Bulle, La où les chiens aboient par la queue

Dans cette littérature française, vous découvrirez la transmission orale des origines et des cultures.

Marion Brunet, L’été circulaire

Vous voulez de la sensation forte dans votre propre imaginaire ? A votre lecture !

C.Dupire, La confiance en soi, ça se muscle !

Des doutes, des questions sans réponses, ce livre de bien-être vous aidera à y répondre.

John Connolly, Le livre des choses perdues

Avec beaucoup de mystère, vous lirez cette fantaisie littéraire.

Laurent Gaudé, Salina les trois exils

De retour avec une fiction littéraire, laissez-vous emmener par votre imagination.

Yuval Noah Harari, Sapiens : une brève histoire de l’humanité

Découvrez l’évolution de l’homme en mêlant l’histoire, la biologie, la philosophie et l’économie.

Alice McDermott, La neuvième heure

Mélangeant la fiction historique et domestique, ce livre vous ouvrira ses secrets.

Christine Angot, Un tournant de la vie

Avec cette fiction, tournez les pages de votre subconscient.

En espérant que ces ouvrages vous plairont !

Éléa Fournier-2nd3

This is england

Affiche du festival 2018

« This is england » est un festival de courts métrages réalisés par des britanniques. Il se déroule à Rouen, à l’Omnia République et dure 5 jours (du 12 au 18 novembre 2018).

Les élèves de plusieurs classes de Thomas Corneille sont allés assister à plusieurs courts métrages et ont dû voter pour aider l’élection du meilleur court métrage.

Le mardi 13 décembre, les élèves de seconde 3 dont nous faisons partie, sont allés voir quelques courts métrages avec leur professeur d’anglais Monsieur Domergue ainsi que d’autres classes du lycée. Lors de cette visite à l’Omnia République, nous avons pu voir les courts métrages suivants :

  • Black Sheep : Une reconstitution d’effrayantes violences racistes.
  • Enought : Court métrage représentant des regards sur des moments d’anarchie émotionnelle.
  • Inanimate : Un monde qui s’écroule pour Katrine.
  • Mamoon : Une mère et son nouveau-né doivent fuir quand des ombres mystérieuses obscurcissent la lumière.
  • Missed Called : Un père absent depuis presque toujours.
  • Strange Day : Nina est hanté par le souvenir de Carla,qui a disparu quand elles étaient adolescentes.
  • V : Une jeune vampire de 16 ans se met à voir ses relations passées sous un nouveau jour.

Il y avait des courts métrages mieux que les autres mais ils étaient tous intéressants. Black Sheep a été le court métrage le plus aimé et nous avons pu rencontrer le réalisateur de Black Sheep  et il a répondu à toutes nos questions.

Joy Taburiaux et Pascaline Foucault – 2nde3

Danse – Paris

Des initiations de danses seront proposées à la « Juste Debout School » à Paris du 25 février au 3 mars 2019. Le programme propose : de la house dance, du locking, du popping, du hip hop new style, de la embodied dance et du waacking. Ces workshops seront réalisés par des danseurs qualifiés et reconnus dans le milieu.

Également le 3 mars, un grand événement de danse Hip-hop « debout », réunissant plus de 4000 danseurs sélectionnés pour une tournée internationales de 3 mois. Cela se passera à l’AccorHotel Arena de Paris pendant seulement une journée, le spectacle et l’art de la danse ne feront plus qu’un.

Les juges seront Manu : juge de locking, Nelson : juge de popping, Tony : juge de house et Martina : juge de hip-hop.

Pour avoir les billets de tous les événements de la « hip-hop dance week », ils sont à acheter et retirer sur place le jour même ou à la « Juste debout School » à Paris, 3 rue de l’est 75020 Paris.

Laura Bourdon et Célia Albanez – 2nde 2

Poème

Les Ombres

Pendant l’éclosion tu suis chaque individu
Tu surprends ton entourage et fais parfois peur
De temps en temps tu acceptes d’autres lueurs
Tu grandis aux paroles des hommes de rues

Quand la nuit arrive tu souffles à pleins poumons
Accroché à mon âme, gardes la liaison
Un lien insensé et sans aucune raison
Tu donnes ton avis mais je suis en amont

Je remarque et je vois que je ne suis pas seul
Dans ton être je canalise mon malheur
Lors de mes retards tu te fiches d’être à l’heure
Lorsque je me lève je ne vois pas ma gueule

Sous les projecteurs tu peux te multiplier
Sur la scène je suis le seul à être aimé
Mais dans chacun de mes mouvements tu es armée
Quand mon arrogance vient tu es mon alliée

Ombres de mon cœur enlève moi mon ignorance
Ombres de mon âme qui annule mes paires
Ombres de mon corps, noircis les fruits de la terre
Ombres de ma tête qui me laisse en errance

Dumontier Guillaume 1ES1

strange silhouette in a dark spooky forest at night, mystical landscape surreal lights with creepy man

https://image.shutterstock.com/image-photo/strange-silhouette-dark-spooky-forest-450w-1032933763.jpg : image non soumis aux droits d’auteurs

 

« Demain », le film

Le mardi 6 novembre, les élèves de 2nd6 et de 1èreS1 se sont rendus au cinéma l’OMNIA de Rouen pour voir le film Demain (sorti sur les écrans en 2015).

Ce film sur le développement durable à pour but de faire réfléchir les gens sur l’avenir de la planète et de savoir comment nous pourrions faire pour la préserver. Suite à la publication d’une étude qui annonce la possible disparition d’une partie de l’humanité d’ici 2100, Cyril Dion et Mélanie Laurent sont partis avec une équipe de quatre personnes enquêter dans dix pays pour comprendre ce qui pourrait provoquer cette catastrophe et surtout comment l’éviter.

Demain est divisé en 5 grands thèmes : l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation. Dans chacun de ces thèmes nous faisons la rencontre de personnes de différents horizons qui changent leur manière de vivre pour préserver la planète.

Ce film financé par plusieurs entreprises et particuliers a reçu le César du meilleur documentaire en 2016. Nous avons beaucoup aimé ce film car il fait vraiment réfléchir sur l’état de la planète et sur les actions nocives que nous faisons chaque jour sans le savoir et que nous pourrions largement éviter. Il reste encore beaucoup de travail pour espérer sauver notre Terre mais, en nous invertissant tous davantage, nous pourrons y arriver.

Line FROGÉ et Margot PASQUÉ

Forum mondial pour la paix

Le vendredi 8 juin 2018, des élèves de 1ère volontaires se sont rendus à l’Abbaye aux Dames de Caen pour assister au Forum mondial pour la paix organisé par la Région Normandie.

Nouveau rendez-vous international, ce forum se veut « un lieu de réflexion et d’échanges autour des tensions dans le monde et de la construction de la paix » et « est animé par des experts en géopolitique, aux côtés de représentants de gouvernements, du monde académique et de la société civile. » (Edgar Morin, président de la Région, dans le programme officiel)

Le thème de cette année était « Mondialiser la paix : nouvelles guerres, nouvelle paix ».

Les élèves ont d’abord assisté au lancement du Prix Liberté 2019 qui sera décerné dans un an, lors du 75ème anniversaire du débarquement, et dont le jury sera composé de jeunes. Il récompensera une personne qui se sera distinguée par son action en faveur de la paix et la liberté.

À cette occasion a été présenté le manuscrit du célèbre poème de Paul Eluard, « Liberté, j’écris ton nom »

Après l’intervention d’un ancien GI ayant participé au débarquement sur la côte normande en 1944, les élèves ont assisté à une conférence dont l’intitulé était « Aux origines des conflits de demain, quels facteurs de déstabilisation ? », en présence notamment de M. Ban Ki-moon, ancien secrétaire général de l’ONU (qui a quitté ses fonctions en 2017).

Intevention de M. Ban Ki-moon, ancien secrétaire général de l’ONU

L’après-midi, les élèves ont pu assister à deux débats thématiques de leur choix – par exemple : « Le changement climatique : la guerre de demain ? », « Innovation et technologie : nouvelles armes ou nouvelles menaces ? », « Quelle réponse à la crise des réfugiés ? », « Droits des femmes : facteurs indispensables d’une paix durable. », « Le conflit israélo-paléstinien, la paix impossible ? » ou encore « Culture et sport : vecteurs de paix ? »…

Dense, mais riche et très intéressante, la journée a permis aux élèves d’enrichir leurs connaissances et d’approfondir leur réflexion sur des enjeux déterminants qui nous concernent tous.

(Merci à Mme Aumont et Mme Kappeli d’avoir organisé cette sortie)

L.F.

Festival Expresso – Nos journalistes à Paris

Les 19 et 20 mai derniers, les journalistes du Petit Corneille se sont rendus à Paris, au Gymnase Louis Lumière dans le 20ème arrondissement, pour participer au festival Expresso

Au programme :

. Un concours Contre-la-montre, 15h pour écrire un journal papier ou en ligne.
. Une ambiance déjantée tout au long de la nuit (blanche!)

. Un concours de Une géante le dimanche matin.

. 300 jeunes de 11 à 25 ans, venu-e-s de toute la France.

Organisé par l’association Jets d’encre, soutenu par la ville de Paris et par Reporters sans Frontières, organisé par des jeunes, pour des jeunes, le festival cherche à promouvoir la liberté d’expression et motiver des journalistes en herbe.

Merci au lycée, qui a financé nos déplacements et notre participation au festival !

Lisez notre numéro spécial, réalisé en une nuit, sur des sujets imposes !

En bonus : voici des photos, la réaction des participants…

Amandine Linant (1ère ES3)  :
«  Le festival a été à la hauteur de ce que je pensais  ! Je n’avais pas prévu le niveau des autres participants, en ce qui concerne les dessins qu’ils ont réalisés ou les journaux qu’ils publient  : C’est un bon exemple de ce qu’on pourrait réaliser par la suite pour Le Petit Corneille. Ça me motive d’autant plus pour continuer l’an prochain et de nous surpasser dans la réalisation de notre journal.  »

Victor Verron (1ère S3)  :
«  ça a été un moment mémorable avec une très bonne ambiance générale. La bonne humeur était au rendez-vous lors du festival expresso. Ce sont deux journées intenses, et (très) fatigantes qui viennent de s’écouler. Cela nous a permis d’en découvrir, encore un peu plus, sur le monde du journalisme. C’était une expérience enrichissante de par le travail de groupe.  »

Thomas Lemercier (1ère S3)  :
«  C’était agréable, enrichissant de pouvoir créer un journal en une nuit. J’ai pour projet de devenir journaliste et, par cette expérience, j’ai pu découvrir une des facettes du métier (contraintes de rédaction en temps limité, utilisation de logiciel de traitement de texte…). C’était sympa de partager des moments avec d’autres personnes de différents lycées venus de toute la France.  »

Yannis Gahery (1ère S3)  :
« Il y avait une bonne ambiance, le festival a été super bien encadré par
l’association «  Jets d’encre  ». J’ai constaté que, pour réaliser un journal, nous pouvons nous exprimer avec une totale liberté  : à aucun moment, on n’a contrôlé ce qu’on voulait dire.
Ce qui m’a le plus plu, c’est les conférences organisées avec les partenariats, notamment celle avec Reporters sans frontières sur le thème d’Internet et les nouvelles formes de censure. »

Antoine Delabarre (2nde1)  :
«  J’ai vraiment adoré ce week-end à Paris. Lorsque nous sommes arrivés le midi, il y avait déjà de l’ambiance, de la musique, des jeux, etc… et puis cette ambiance est restée tout au long du week-end grâce aux animateurs qui étaient vraiment très sympas. J’ai beaucoup aimé aussi ce expérience de devoir créer un journal en temps imparti. Je pense vraiment le refaire l’année prochaine.  »

Paolo Rubuano (1ère S3)  :
«  Une nuit autant enrichissante qu’épuisante, c’est sûrement la meilleure description qu’on pourra faire de celle-ci. Dans la bonne ambiance et la compétitivité, tous les participants se sont livrés à une course sans relâche dont le seul objectif était de rendre le meilleur journal, chose très motivante. Cerise sur le gâteau, chaque rédaction avait élaboré un happening afin de renforcer la convivialité, ce que j’ai trouvé particulièrement agréable.
Enfin, le festival m’a permis de réfléchir à une nouvelle idée d’orientation en découvrant ce qu’est le journalisme, ou du moins une partie.  »

Guillaume Dumontier (2nde3)  :
«  J’ai bien aimé la façon dont l’orga (les t-shirt rouges) s’est merveilleusement bien investie pendant la nuit que nous avons passée à réaliser notre journal, que nous avons fait en 15h. Ça a été une très bonne expérience pour moi.  »

Passé industriel, futur apocalyptique

Le 17 avril dernier, les classes de 2ndes 1et 4 du lycée Thomas Corneille ont présenté au théâtre Montdory de Barentin la pièce Ciel Magenta, écrite et mise en scène durant la résidence d’artiste du Collectif Commune Idée au lycée cette année scolaire. Cette pièce est l’aboutissement d’un travail mené ces trois dernières années sur le passé ouvrier de la ville, en collaboration avec le CCAS. Il s’agissait, avec l’aide de la metteure en scène Hélène Cabot et des comédiens Matthieu Farcy, Adrien Leboulanger, Victor Bidaux et  de la danseuse Marion Soyer, d’imaginer la ville au futur : les statues du musée dans la rue ont ouvert des portes vers un futur apocalyptique (un fragment de lune a bouleversé la géographie de la région et l’inquiétante Méduse tente de profiter du désordre) et, pour quelques égarés, vers le passé industriel de la ville. Le spectacle mêlait arts plastiques, vidéo, danse et jeu théâtral. 

Méduse (2de 4) interrompt le journal télévisé pour dénoncer l’emprise de la technologie et des écrans.

Dessin d’Axelle Bourdin, 2de1.

Dans cette scène, des élèves de 2de1 racontent comment les statues de Barentin (ici, le puma) se sont métamorphosées en portes vers le futur. Dessin de Gabin Fleuret, 2de1.

Marion Soyer a imaginé une chorégraphie à partir des gestes mimés par les anciens ouvriers lors de leur rencontre avec les élèves. Une trentaine d’élèves des deux classes ont exécuté cette chorégraphie. Des dessins réalisés par des élèves de 2de1 (option arts plastiques et arts visuels) à partir de photos d’ouvriers étaient projetés durant la danse.

Le projet a été encadré par les professeurs suivants : 2des 1 = Mme Sierra (théâtre) et M. Boudet (arts plastiques : les dessins des élèves ont été utilisés dans la scénographie), 2des 4= Mme Courteille et Mme Marec.