Un spectacle pas vraiment écologique !

Le Spectacle « Step Crisis » d’Esther GOUARNÉ qui s’est déroulé le lundi 9 novembre 2015 au P’tit Ouest à Rouen parle de la crise écologique environnementale. On découvre cette pièce à travers des moments différents comme conférenciers, sensuels, sportifs, pétroliers… Des décors simples mais compréhensibles. Bref un spectacle peu écologique !

Cette pièce de théâtre a été mise en scène par Esther GOUARNÉ qui l’a jouée avec Thumette LÉON, sourde de naissance et danseuse. Elles ont été aidées par Agnès GUY, coach et chorégraphe et par Robin CAMUS, un régisseur technique. C’est une performance qui a d’abord été jouée dans des rues ou dans des lieux qui ne sont pas des salles de spectacle. Elles font partie de la CIE Lagrimas, dirigée par Esther GOUARNÉ. Cette pièce est destinée particulièrement aux adolescents et aux adultes qui ont une notion de l’écologie. Elle procure une expérience physique et sensorielle au spectateur. Ce spectacle a été créé grâce à la performance de rue qui leur a servi de base de juillet à septembre 2013. La version pour les salles de spectacle a commencé à être construite en octobre 2014. Ce spectacle a commencé à être joué en 2015. Certains textes ont été repris de textes de journaux, et de textes scientifiques mais ensuite ils ont été retravaillés. Par exemple, un texte d’un climatologue américain, James HANSEN a été utilisé pour ce spectacle.

Au début de la pièce, Thumette commence à danser en s’exprimant avec la langue des signes. Esther la regarde attentivement et elle entre sur scène par le côté cour en commençant par faire croire au public qu’elle est en pleine conférence sur l’écologie. Les problèmes planétaires sont remis en cause, comme celui du réchauffement climatique qui entraîne la fonte des glaces. Esther est vue comme une femme très sociable, qui est pédagogue et athlétique puisqu’elle bouge partout sur la scène, elle est efficace. Le problème, c’est qu’elle s’emballe tellement qu’elle en perd ses paroles et qu’elle se retrouve plongée dans une mer de plastique à cause d’un astéroïde géant qui s’est dirigé vers elle. À ce moment là, le public commence à réaliser que le spectacle n’est pas seulement centré sur la notion de l’écologie mais sur une notion de crise écologique puisque les deux personnages de l’histoire se sont retrouvés dans une mer de plastique. Le 8ème continent est alors évoqué. C’est l’effondrement d’un système écologique. Esther lit des journaux, elle distribue des bouteilles d’eau au public (pas très écologique) sur leur demande, puis Thumette arrive sur scène avec une sirène sonore. Elle commence à danser et Esther réalise un passage sensuel. Elle pousse toutes les bouteilles d’eau qui pourraient la gêner sur la scène puis elle enlève ses chaussures, se détache les cheveux, se met du rouge à lèvre (pas très écologique), elle fait du step et elle se renverse de l’eau sur son corps car elle commence à avoir chaud. Puis soudain, elle retombe dans la mer de plastique avec Thumette. Thumette et Esther se réveillent dans la mer de plastique et elles sont comme perdues sur le 8ème continent. Thumette danse pendant qu’Esther se change derrière la scène. Elle revient sur scène et elle commence à dire toutes les consignes à appliquer dans un avion, elle commence à mettre un k-way, des lunettes de plongée, des bottes… Puis elle parle de toutes les langues pour que tous les passagers comprennent les consignes de sécurité. La scène se déroule dans un avion. À la fin, elle dit qu’il faut habiller les enfants en dernier alors qu’ils auraient du être habillés avant les adultes. Au final, l’avion se scratch et le résultat crée un lac de pétrole pollué par l’avion. Thumette et Esther se font passer par le lac pollué et elles font alors des effets de vagues dans le lac qui est maintenant noir de pétrole. Cette pièce nous mobilise sur l’écologie de la planète et elle fait passer un message. En effet, ce message indique que dans plusieurs années, en continuant d’utiliser des produits chimiques, des polluants,…il n’y aura que des mers polluées, des lacs pollués… Et la planète sera détruite.

Sur la scène, il y avait des grands morceaux de plastique rose pâles pour cacher le derrière de la scène. Ces grands morceaux de plastique représentaient les rideaux que l’on voit habituellement quand on va voir un spectacle de théâtre traditionnel. Au milieu de la scène, il y avait un step. À cour, il y avait un tableau blanc, avec certaines écritures dessus et des feutres effaçables par terre, pour qu’Esther puisse écrire dessus au moment où elle faisait l’explication de la conférence sur l’écologie. À jardin, au fond de la scène, il y avait un grand sac qui était rempli de bouteilles vides, de pages de journaux… posés sur une petite estrade. Certains éclairages du spectacle étaient placés dans le public, d’autres sur scène et encore d’autres derrière la scène pour que les comédiennes fassent des ombres derrière le décor de la scène à certains moments du spectacle. Esther était habillée au début du spectacle uniquement en noir pour faire sa conférence sur l’écologie. Puis ensuite, elle s’est changée en tenue de sport toujours de couleur noire derrière la scène, puis en tenue de protection dans un avion imaginaire sur scène. Thumette était habillée d’une robe de la même matière plastique que celle qui entourait la scène. Elle était donc en rose pâle. Elle portait quand même des habits blancs en dessous de sa robe car le plastique n’était pas totalement opaque. À la fin du spectacle, il y avait une grande bâche verte foncée pour imiter le lac pollué. J’ai trouvé que c’était un décor simple par rapport à d’autres spectacles que j’ai vus comme Le Faiseur d’Honoré DE BALZAC, où il y avait des plateformes sur la scène, des décors qui bougeaient, des meubles anciens, des costumes recherchés… Il y a eu pendant certains moments sportifs de la musique rythmique avec des éclairages sombres.

Le spectacle était moyennement réussi car il m’a paru long et je me suis ennuyée à certains moments du spectacle. Au début du spectacle, je n’ai pas du tout compris la langue des signes mais j’ai bien aimé les moments où les mouvements, paroles et musique… se sont accélérés car je suivais bien le personnage. J’ai moins aimé les moments où il y avait des explications sur la crise écologique environnementale, et également le moment où les deux comédiennes étaient dans le lac pollué à la fin du spectacle. Ce moment a duré longtemps et il n’y a pas eu de paroles, mais de la musique douce comme pour faire passer le message que tout était triste. Je ne m’attendais pas à ce type de spectacle. Je pensais qu’il serait plus vivant. La morale principale de la pièce de théâtre est très intéressante car c’est ce qu’il se passe en ce moment dans le monde, c’est du théâtre d’actualité. Cette crise peut continuer à exister si la population continue à utiliser plusieurs produits chimiques qui sont mauvais pour la planète.

En résumé, le spectacle fait preuve d’une grande motivation pour réduire la crise écologique environnementale mondiale, en expliquant au public qu’il faut réduire l’utilisation de plastique, de produits chimique, en bref de polluer inutilement la planète. Je suis déçue de la vivacité des comédiennes car le spectacle ne bougeait pas beaucoup. C’est un spectacle qui ne montre pas beaucoup l’écologie, qui est long alors qu’il dure seulement une heure quinze minutes, sauf aux moments où il y avait de l’action. C’est un spectacle recherché.

Voici un lien vers un teaser du spectacle: https://www.youtube.com/watch?v=dQHqe-08K4s

Le Faiseur de Balzac (1840)

Marie, Mathou, Anaïs et Amel .

Travail sur la scénographie du Faiseur de Balzac (1848)

  1. Les personnages et l’histoire

Le héros, Mercadet, joue de l’argent en Bourse mais il a perdu toute sa fortune avec le départ de son associé Godeau.

Il continue de spéculer en empruntant de l’argent qu’il ne rembourse jamais.

Il veut marier sa fille, Julie, à un jeune homme riche, Michonnin de la Brive. Il y a quiproquo car ce dernier est aussi ruiné et veut épouser Julie pour son argent.

Julie, jeune fille romantique et idéaliste, est amoureuse d’Adolphe Minard un pauvre jeune homme, fils illégitime de Godeau.

  1. Imaginer une scénographie
  1. Quelques pistes de réflexion
  • Époque où les décors étaient très réalistes
  • Thèmes: – le mensonge, l’argent
  • L’amour, opposition entre matérialisme et idéalisme
  1. Notre scénographie

Après avoir lu le début de l’œuvre Le Faiseur nous avons imaginé une mise en scène.

Les trois costumes:

  • Mercadet: Une chemise blanche avec des boutonnières en or et un mouchoir de poche représentatif de l’homme d’affaire riche. Un pantalon rayé pour donner un petit coté ancien et des chaussures vernies.

  • Julie: Une robe dans les tons de vieux rose avec des dentelles blanches à motifs floraux montrant sa nature romanesque. Des ballerines blanches à nœuds roses. Les cheveux exagérément bouclés, ici, caricature de la jeune femme encore adolescente.

-Adolphe Minard: Un costume bleu marine avec une chemise légèrement rose et une cravate fuchsia pour l’image du jeune homme réfléchi mais sentimental.

Décor:

Au centre de la scène, un canapé de luxe légèrement abimé pour afficher la richesse passée du héros, devant une table basse en verre, un fauteuil dans le même style que le canapé à gauche. Dans le fond de la scène une fenêtre au centre encadrée par deux armoires aux portes coulissantes dont une ouverte où l’on peut voir un coffre vide ouvert rappelant la faillite du héros. Des miroirs sur les portes des armoires, ce qui signifie qu’il ne faut pas se fier aux apparences, ici, mensongères.

Conclusion:

Nous avons opté pour une mise en scène moderne ne respectant pas l’époque d’origine de la pièce.

 

Une scénographie pour Ruy Blas

Nous avons dû imaginer une scénographie à partir de la lecture de la scène d’ouverture de Ruy Blas, de Victor Hugo.

ACTE PREMIER

Don SALLUSTE

Le salon de Danaé dans le palais du roi, à Madrid. Ameublement magnifique dans le goût demi-flamand du temps de Philippe IV. À gauche, une grande fenêtre à châssis dorés et à petits carreaux. Des deux côtés, sur un pan coupé, une porte basse donnant dans quelque appartement intérieur. Au fond, une grande cloison vitrée à châssis dorés s’ouvrant par une large porte également vitrée sur une longue galerie. Cette galerie, qui traverse tout le théâtre, est masquée par d’immenses rideaux qui tombent du haut en bas de la cloison vitrée. Une table, un fauteuil, et ce qu’il faut pour écrire.
Don Salluste entre par la petite porte de gauche, suivi de Ruy Blas et de Gudiel, qui porte une cassette et divers paquets qu’on dirait disposés pour un voyage. Don Salluste est vêtu de velours noir, costume de cour du temps de Charles II. La toison d’or au cou. Par-dessus l’habillement noir, un riche manteau de velours vert clair, brodé d’or et doublé de satin noir. Épée à grande coquille. Chapeau à plumes blanches. Gudiel est en noir, épée au côté. Ruy Blas est en livrée. Haut-de-chausses et justaucorps bruns. Surtout galonné, rouge et or. Tête nue. Sans épée.

 

 

Scène première – Don Salluste De Bazan, Gudiel ; par instants Ruy Blas.

DON SALLUSTE.
Ruy Blas, fermez la porte, – ouvrez cette fenêtre.
              Ruy Blas obéit, puis, sur un signe de don Salluste,
il sort par la porte du fond. Don Salluste va à la fenêtre.
Ils dorment encor tous ici, – le jour va naître.
              Il se tourne brusquement vers Gudiel.
Ah ! C’est un coup de foudre ! … – oui, mon règne est passé,
Gudiel ! – renvoyé, disgracié, chassé ! –
Ah ! Tout perdre en un jour ! – l’aventure est secrète
Encor, n’en parle pas. – oui, pour une amourette,
– Chose, à mon âge, sotte et folle, j’en convien ! –
Avec une suivante, une fille de rien !
Séduite, beau malheur ! Parce que la donzelle
10 – Est à la reine, et vient de Neubourg avec elle,
Que cette créature a pleuré contre moi,
Et traîné son enfant dans les chambres du roi ;
Ordre de l’épouser. Je refuse. On m’exile.
On m’exile ! Et vingt ans d’un labeur difficile,
Vingt ans d’ambition, de travaux nuit et jour ;
Le président haï des alcades de cour,
Dont nul ne prononçait le nom sans épouvante ;
Le chef de la maison de Bazan, qui s’en vante ;
Mon crédit, mon pouvoir ; tout ce que je rêvais,
20 – Tout ce que je faisais et tout ce que j’avais,
Charge, emplois, honneurs, tout en un instant s’écroule
Au milieu des éclats de rire de la foule !
Gudiel.
Nul ne le sait encor, monseigneur.
Don Salluste.
Mais demain !
Demain, on le saura ! – nous serons en chemin.
Je ne veux pas tomber, non, je veux disparaître !
              Il déboutonne violemment son pourpoint.
– Tu m’agrafes toujours comme on agrafe un prêtre,
Tu serres mon pourpoint, et j’étouffe, mon cher ! –
              Il s’assied.
Oh ! Mais je vais construire, et sans en avoir l’air,
Une sape profonde, obscure et souterraine !
30 – Chassé ! –
              Il se lève.
Gudiel.
D’où vient le coup, monseigneur ?
Don Salluste.
De la reine.
Oh ! Je me vengerai, Gudiel ! Tu m’entends.
Toi dont je suis l’élève, et qui depuis vingt ans
M’as aidé, m’as servi dans les choses passées,
Tu sais bien jusqu’où vont dans l’ombre mes pensées,
Comme un bon architecte, au coup d’oeil exercé,
Connaît la profondeur du puits qu’il a creusé.
Je pars. Je vais aller à Finlas, en Castille,
Dans mes états, – et là, songer ! – pour une fille !
– Toi, règle le départ, car nous sommes pressés.
40 -Moi, je vais dire un mot au drôle que tu sais.
À tout hasard. Peut-il me servir ? Je l’ignore.
Ici jusqu’à ce soir je suis le maître encore.
Je me vengerai, va ! Comment ? Je ne sais pas ;
Mais je veux que ce soit effrayant ! – de ce pas
Va faire nos apprêts, et hâte-toi. – silence !
Tu pars avec moi. Va.
              Gudiel salue et sort. – don Salluste appelant.

Commentaire de notre scénographie de Ruy Blas .

I.Pour le costume de Salluste, nous avons imaginés 

-costume d’époque (tons rouge et bordeaux)  

-bijoux et décoration en or, pour montrer qu’il est riche et qu’il a le pouvoir.

 

II.Pour le costume de Ruy Blas, nous avons imaginés 

– costume d’époque (tons gris, clair, crème)

– sans bijoux, pour montrer qu’il est pour et que ce n’est qu’un servant.

III.Pour la scène :

Pour la scène, nous avons imaginé une table basse et deux chaises au milieu de la pièce, en dessous un grand tapis rond.  Dans l’angle droit au fond de la pièce côté cour, il y aurait un bureau et une chaise. Sur le mur, derrière le bureau, une fenêtre avec des rideaux, à gauche de la fenêtre il y aurait des masques de Venise sur le mur. Encore à gauche des masques il y aurait la porte d’entrée. Sur le devant de la scène côté jardin il y aurait une cassette. Le tapis nous montre la richesse, le bureau nous montre le pouvoir de l’aristocratie. Les rideaux et les masques sont là pour suggérer la tromperie, la ruse des personnages.

 IV.Pour les lumières :

Toute la scène est éclairée ; petit à petit éclairage doux. Pour l’éclairage ça se passe au début dans la nuit donc pour arriver au jour on augmente la luminosité petit à petit.

V.Pour la mise en scène :

Pour la mise en scène de Ruy Blas nous l’avons imaginé loin de son maître, discret. Il marche normalement. Pour la mise en scène de Salluste nous l’avons imaginé égocentrique, révolté, le comédien doit sur jouer à l’avant scène.  

 VI.Conclusion !

Nous avons imaginé tout cela comme ceci car cela correspondait  bien à l’époque.  Nous n’avons pas voulu faire une mise en scène moderne car ça n’aurait pas collé avec le thème.

°•.Le scénographe.•°

☺Le Scénographe☺

-Le scénographe ou décorateur est un designer d’espaces. Il imagine, créé et met en place les décors d’une pièce de théâtre ou d’un film en prenant en compte les différents espaces (scène, salle)et leurs interactions. Il travaille en étroite collaboration avec le metteur en scène et les ingénieurs du son et lumière. En ce moment, la scénographie devient de plus en plus populaire et s’applique aussi aux musées ou aux vitrines de grands magasins. Le scénographe peut se faire payer en commission, il touche un pourcentage sur les recettes du film ou du spectacle. La fourchette moyenne de salaire est de 20 à 30 mille €. Comme le scénographe a le statut d’intermittent du spectacle, il occupe souvent une seconde activité.

-Les formations nécessaires sont soit un bac +2, BTS design d’espace, ou un bac +4/5 qui ouvre plus de possibilités, car la personne aura plus de diplômes.

-Il faut plusieurs compétences pour arriver à ce métier de scénographe. Il faut savoir dessiner et savoir faire du dessin technique, il faut une culture générale et artistique, connaître les matériaux et connaître aussi les bases en gestion de budget. Il faut aussi avoir des capacités à analyser, à prendre des initiatives et à coordonner une équipe. Puis, il faut être créatif, avoir une aisance relationnelle, un sens de l’organisation, une force de proposition et de la rigueur.