LA MACHINERIE ET LES DÉCORS

1- Comment évolue l’éclairage au fur et à mesure des époques ?
2- Comment évolue l’éclairage au fur et à mesure des siècles ?
3-A quoi servent les décors ?

1- Au 17eme l’éclairage se fait avec des chandelles ; elles éclairent surtout la noblesse car les personnes se rendaient au théâtre pour se montrer . La haute noblesse se situe principalement dans les loges .

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Source : http://fr.m.wikipedia.org/wiki/fichier:paris_theatre_italien_c1840.jpg

Au 19eme siècle, c’était de électricité. On utilise lors des spectacles des lampes ampoule à huile, des bec de gaz et des ampoules électrique, qui éclairent le plateau. Elles sont placées par terre sur le bord de la scène ; cela crée un jeu d’ombre qui n’est pas avantageux pour le teint des comédiens.
Aujourd’hui, la scénographie lumière est imaginée par le metteur en scène qui travaille en collaboration avec l’éclairagiste ; la lumière peut être modifiée scène après scène. Le régisseur travaille à partir d’une console informatique qui se situe au fond de la salle au dessus des spectateurs. Le plateau est éclairé par une série de projecteurs à la puissance variable. Cet éclairage permet de suivre un personnage quand il se déplace tout en l’isolant.

2-L’importance de le machinerie n’est pas essentielle. Mais elle existe cependant. Ainsi, grâce à un plan incliné sur roulettes, on peut voir surgir, comme en  »gros plan », cela captive et impressionne. La machinerie est une affaire de machinistes. Dans les dessous, il y a des soutiers ou machinistes chargés de la gestion de cette partie du plateau ; ils ouvrent la trappe sur le devant de la scène à cour et installe le «praticable».

3-Les décors servent à accessoiriser et apporter quelque chose de plus (ex: couleur,objet,…) pour accompagner et améliorer l’attention des spectateurs et aussi pour permettre aux acteurs d’accompagner leur scène avec des objets.

Éclairage à travers les âges.

1280px-Eclairage
Moyen age et temps modernes: 19-20. XIe siècle – 21.XIIe siècle – 22.XIIIe siècle – 23-24. XIVe siècle – 25-26-27.XVe siècle – 28. XVIe siècle- 29. XVIIe siècle- 30-31.XVIIIe siècle – Période contemporaine: 32. Lampe d’Argans originale.
source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Chronologie_des_techniques_d%27%C3%A9clairage
de:Maurice Dessertenne — « Éclairage », in Nouveau Larousse Illustré, tome quatrième E-G

Production et programmation

PRODUCTION ET PROGRAMMATION

Comment la compagnie définit-elle le prix du spectacle ? Le prix de cession et différent du coût de production. Le prix de cession lors du spectacle est défini par : *les salaires nets +les charges, *1 cachet est égal à 12h de travail *120 euros net pour les acteurs *110-150 euros net pour les techniciens Lors du spectacle : *acteurs x2 =440 euros *techniciens x2 = 700 euros(travail souvent la veille) 2 artistes + 2 techniciens = 1140 euros par soir de spectacle.

Pour la compagnie il existe différents types de frais comme les frais consommables(racheter des objets abimés pendant la pièce), frais de transport (d’une salle de spectacle à une autre), frais de logement (si leur domicile est trop loin de la salle de spectacle où ils se produisent), frais de nourriture (le théatre en offre après chaque fin de spectacle à toute l’équipe). La compagnie ne cherche pas à faire des bénéfices mais elle fait une marge de 20% pour pouvoir continuer à travailler sur un nouveau projet(répétitions, location d’un hangar de stockage, dossiers, communication) environ 2200+20%=environ 2500 + droits d’auteur SACEM (musiciens) / SACD (compositeur et auteur dramatique) .

Est-ce que des programmateurs étaient présents lors de l’esquisse?
C’est toujours dangereux d’inviter les programmateurs qui peuvent penser que ce qu’ils ont vu correspond exactement au spectacle, et ils peuvent être déçus…
Le responsable de la région était là, ainsi que les responsables du théâtre de la chapelle St Louis actuel et de l’an prochain, et du théâtre Le passage de Fécamp.

Comment le spectacle est-il subventionné ?
Notre compagnie reçoit de l’argent par le biais de la DRAC (ministère de la culture en région), dans le cadre de notre Résidence au lycée qui a pour but de créer le spectacle Visages de Laura. Nous pouvons aussi demander des subventions à la Région, au département, à la ville.
Certaines troupes, bien implantées, peuvent être subventionnées par la DRAC et recevoir 50000 euros qui ne sont pas dédiés à un spectacle en particulier mais s’étalent sur 3 ans.

Est-ce qu’un programmateur a acheté le spectacle ?
Oui, Barentin et Duclair ont acheté le spectacle.
Nous sommes prêts à jouer partout mais c’est difficile car nous sommes peu connus.

Vis@ges de Laura

Une scénographie pour Ruy Blas

Nous avons dû imaginer une scénographie à partir de la lecture de la scène d’ouverture de Ruy Blas, de Victor Hugo.

ACTE PREMIER

Don SALLUSTE

Le salon de Danaé dans le palais du roi, à Madrid. Ameublement magnifique dans le goût demi-flamand du temps de Philippe IV. À gauche, une grande fenêtre à châssis dorés et à petits carreaux. Des deux côtés, sur un pan coupé, une porte basse donnant dans quelque appartement intérieur. Au fond, une grande cloison vitrée à châssis dorés s’ouvrant par une large porte également vitrée sur une longue galerie. Cette galerie, qui traverse tout le théâtre, est masquée par d’immenses rideaux qui tombent du haut en bas de la cloison vitrée. Une table, un fauteuil, et ce qu’il faut pour écrire.
Don Salluste entre par la petite porte de gauche, suivi de Ruy Blas et de Gudiel, qui porte une cassette et divers paquets qu’on dirait disposés pour un voyage. Don Salluste est vêtu de velours noir, costume de cour du temps de Charles II. La toison d’or au cou. Par-dessus l’habillement noir, un riche manteau de velours vert clair, brodé d’or et doublé de satin noir. Épée à grande coquille. Chapeau à plumes blanches. Gudiel est en noir, épée au côté. Ruy Blas est en livrée. Haut-de-chausses et justaucorps bruns. Surtout galonné, rouge et or. Tête nue. Sans épée.

 

 

Scène première – Don Salluste De Bazan, Gudiel ; par instants Ruy Blas.

DON SALLUSTE.
Ruy Blas, fermez la porte, – ouvrez cette fenêtre.
              Ruy Blas obéit, puis, sur un signe de don Salluste,
il sort par la porte du fond. Don Salluste va à la fenêtre.
Ils dorment encor tous ici, – le jour va naître.
              Il se tourne brusquement vers Gudiel.
Ah ! C’est un coup de foudre ! … – oui, mon règne est passé,
Gudiel ! – renvoyé, disgracié, chassé ! –
Ah ! Tout perdre en un jour ! – l’aventure est secrète
Encor, n’en parle pas. – oui, pour une amourette,
– Chose, à mon âge, sotte et folle, j’en convien ! –
Avec une suivante, une fille de rien !
Séduite, beau malheur ! Parce que la donzelle
10 – Est à la reine, et vient de Neubourg avec elle,
Que cette créature a pleuré contre moi,
Et traîné son enfant dans les chambres du roi ;
Ordre de l’épouser. Je refuse. On m’exile.
On m’exile ! Et vingt ans d’un labeur difficile,
Vingt ans d’ambition, de travaux nuit et jour ;
Le président haï des alcades de cour,
Dont nul ne prononçait le nom sans épouvante ;
Le chef de la maison de Bazan, qui s’en vante ;
Mon crédit, mon pouvoir ; tout ce que je rêvais,
20 – Tout ce que je faisais et tout ce que j’avais,
Charge, emplois, honneurs, tout en un instant s’écroule
Au milieu des éclats de rire de la foule !
Gudiel.
Nul ne le sait encor, monseigneur.
Don Salluste.
Mais demain !
Demain, on le saura ! – nous serons en chemin.
Je ne veux pas tomber, non, je veux disparaître !
              Il déboutonne violemment son pourpoint.
– Tu m’agrafes toujours comme on agrafe un prêtre,
Tu serres mon pourpoint, et j’étouffe, mon cher ! –
              Il s’assied.
Oh ! Mais je vais construire, et sans en avoir l’air,
Une sape profonde, obscure et souterraine !
30 – Chassé ! –
              Il se lève.
Gudiel.
D’où vient le coup, monseigneur ?
Don Salluste.
De la reine.
Oh ! Je me vengerai, Gudiel ! Tu m’entends.
Toi dont je suis l’élève, et qui depuis vingt ans
M’as aidé, m’as servi dans les choses passées,
Tu sais bien jusqu’où vont dans l’ombre mes pensées,
Comme un bon architecte, au coup d’oeil exercé,
Connaît la profondeur du puits qu’il a creusé.
Je pars. Je vais aller à Finlas, en Castille,
Dans mes états, – et là, songer ! – pour une fille !
– Toi, règle le départ, car nous sommes pressés.
40 -Moi, je vais dire un mot au drôle que tu sais.
À tout hasard. Peut-il me servir ? Je l’ignore.
Ici jusqu’à ce soir je suis le maître encore.
Je me vengerai, va ! Comment ? Je ne sais pas ;
Mais je veux que ce soit effrayant ! – de ce pas
Va faire nos apprêts, et hâte-toi. – silence !
Tu pars avec moi. Va.
              Gudiel salue et sort. – don Salluste appelant.

Commentaire de notre scénographie de Ruy Blas .

I.Pour le costume de Salluste, nous avons imaginés 

-costume d’époque (tons rouge et bordeaux)  

-bijoux et décoration en or, pour montrer qu’il est riche et qu’il a le pouvoir.

 

II.Pour le costume de Ruy Blas, nous avons imaginés 

– costume d’époque (tons gris, clair, crème)

– sans bijoux, pour montrer qu’il est pour et que ce n’est qu’un servant.

III.Pour la scène :

Pour la scène, nous avons imaginé une table basse et deux chaises au milieu de la pièce, en dessous un grand tapis rond.  Dans l’angle droit au fond de la pièce côté cour, il y aurait un bureau et une chaise. Sur le mur, derrière le bureau, une fenêtre avec des rideaux, à gauche de la fenêtre il y aurait des masques de Venise sur le mur. Encore à gauche des masques il y aurait la porte d’entrée. Sur le devant de la scène côté jardin il y aurait une cassette. Le tapis nous montre la richesse, le bureau nous montre le pouvoir de l’aristocratie. Les rideaux et les masques sont là pour suggérer la tromperie, la ruse des personnages.

 IV.Pour les lumières :

Toute la scène est éclairée ; petit à petit éclairage doux. Pour l’éclairage ça se passe au début dans la nuit donc pour arriver au jour on augmente la luminosité petit à petit.

V.Pour la mise en scène :

Pour la mise en scène de Ruy Blas nous l’avons imaginé loin de son maître, discret. Il marche normalement. Pour la mise en scène de Salluste nous l’avons imaginé égocentrique, révolté, le comédien doit sur jouer à l’avant scène.  

 VI.Conclusion !

Nous avons imaginé tout cela comme ceci car cela correspondait  bien à l’époque.  Nous n’avons pas voulu faire une mise en scène moderne car ça n’aurait pas collé avec le thème.