Mon avis sur l’après-midi au Conservatoire de Rouen

Le lundi 9 novembre 2015, je me suis rendue au Conservatoire de Rouen avec une partie de ma classe observer et participer à un cours de théâtre supervisé par Maurice Attias.
Ce moment m’a beaucoup plu car nous avons fait de nombreux exercices qui nous ont permis d’être moins timides, d’avoir confiance en nos partenaires et de comprendre que le ridicule ne tue pas.
Les élèves et M. Attias ont été très gentils et ont facilité l’insertion dans le groupe.
Cette journée m’a permis d’avoir plus confiance en moi et de comprendre la difficulté du métier de comédien autant dans le travail de mémoire que dans les travaux physiques et de l’imaginaire (improvisations par exemple).

Formation et parcours artistique d’Esther Gouarné

Esther nous a appris qu’elle avait eu une formation assez atypique.
En général, les comédiens font un conservatoire de région (bac +3) puis une école nationale (Paris, Strasbourg …).
Son parcours, lui, est composé d’un bac L, de théâtre dans des associations (avec Yann Da Costa à Gournay en Bray), suivie d’une prépa option théâtre, de l’entré à l’ENS Lyon où Esther a monté des pièces en parallèle de ses cours de danse, puis de l’apprentissage du théâtre corporel (mime/ formation différente du conservatoire qui commence par le travail avec des textes).

http://www.ens-lyon.fr/campus/theatre-kantor-218430.kjsp?RH=ENS-LYON-FR-CULTURE
Ensuite, elle est entrée à l’école J. Lecoq où elle pratiquait son art grâce à des exercices comme l’auto cours qui consiste à raconter un roman français sur une scène de 3m par 3m. Cette formation permet la création collective mais aussi d’apprendre sur le travail du masque.

http://www.ecole-jacqueslecoq.com/
Esther a décidé de travailler avec des collectifs belges et néerlandais, cela lui a permis de travailler en groupe sur des improvisations.
Pendant 4 ans, Esther a fait partie d’un opéra déjanté dans une maison hantée ce qui lui a permis de finaliser sa thèse sur le théâtre néerlandais (Wunderbaum Spookhuis der geschiednis).

http://www.wunderbaum.nl/spookhuis.html

http://www.wunderbaum.nl/Spookhuis%20foto’s.html
Aujourd’hui, Esther fait partie d’un collectif à Bruxelles le K-A-K qui met en place 2 projets par an et occupe des bâtiments désaffectés pour leurs représentations.

http://www.k-a-k.be/k-a-k-is/

https://www.youtube.com/watch?v=rBLGcrXdSrI&feature=youtu.be

Step Crisis

Step Crisis de la compagnie Lagrimas

Représentation du 9 novembre 2015

L’histoire:

L’histoire commence par une conférence sur l’environnement où une femme présente les problèmes et solutions du moment.

Puis, on est projeté dans le futur où des mesures ne sont toujours pas prises et où l’urgence est de plus en plus présente.

Ensuite, nous sommes à bord d’un avion en direction du «nouveau continent » formé de déchets et à ce moment c’est le crash!!!!!!!!!!!

Et l’on apprend par la suite que la planète est devenue invivable, puisqu’elle est submergée par nos déchets.

Les personnages:

Esther Gouarné joue le rôle d’une conférencière qui nous prévient de l’importance de trouver des solutions à propos de l’environnement qui se dégrade petit à petit. Cependant, elle-même ne fait pas très attention à ses consommations et propose même des bouteilles d’eau aux spectateurs alors que deux minutes avant elle disait que l’on devait freiner l’utilisation des plastiques. Thumette Léon, une danseuse sourde, permet d’avoir une vision poétique du problème, elle semble savoir à l’avance le destin tragique du monde.

Mon avis:

Cette pièce était très intéressante car elle aborde un sujet d’actualité et qui touche absolument tout le monde. Elle a bénéficié d’une mise en scène et d’un jeu de qualité.

Cependant il y a un point négatif, c’est que selon moi la pièce est un peu trop compliquée, nous arrivons à cerner l’idée générale mais il y a des vagues d’informations beaucoup trop importante à certains moments.

https://www.youtube.com/watch?v=7cdsGKYeoqU

Ma critique du Faiseur

Critique du Faiseur joué le 16 octobre au théâtre de Sartrouville et mis en scène par E.Demarcy-Mota:

Cette mise en scène est marquante par son originalité car elle fait évoluer ses personnages sur une plate forme mouvante. Elle symbolise la situation économique instable des personnages.

Les différents meubles sont, au début de la pièce, recouverts par des draps car prêts à être saisis.

Cependant après avoir négocié avec le propriétaire le héros de l’histoire a un délai plus long pour payer son loyer, les draps sont retirés des meubles par la suite.

La plate forme possède quatre trappes faisant office de porte et favorisant les allées et venues des personnages.

Les costumes s’ancrent dans l’époque contemporaine.

M. Mercadet, riche bourgeois déchu, porte une simple chemise et un pantalon.

Sa fille, Julie, porte une robe bleue et des converses, cependant le passage où elle joue de la guitare électrique nous offre la vision d’une jeune femme révoltée en opposition à son éducation et à son coté fleur bleue.

Michonnin De La Brive, fiancé endetté de Julie, avait une tenue voyante de couleur rouge uniquement (chemise, pantalon et manteau de fourrure).

Les personnages sont dynamiques, la bande son est bien choisie et l’on aime rire de ces personnages burlesques.

Le sujet choisi par l’auteur il y a de nombreuses années est toujours d’actualité, ce qui nous permet de nous identifier aux personnages.

Cette pièce est haute en couleur et permet de passer un excellent moment.

Le Faiseur de Balzac (1840)

Marie, Mathou, Anaïs et Amel .

Travail sur la scénographie du Faiseur de Balzac (1848)

  1. Les personnages et l’histoire

Le héros, Mercadet, joue de l’argent en Bourse mais il a perdu toute sa fortune avec le départ de son associé Godeau.

Il continue de spéculer en empruntant de l’argent qu’il ne rembourse jamais.

Il veut marier sa fille, Julie, à un jeune homme riche, Michonnin de la Brive. Il y a quiproquo car ce dernier est aussi ruiné et veut épouser Julie pour son argent.

Julie, jeune fille romantique et idéaliste, est amoureuse d’Adolphe Minard un pauvre jeune homme, fils illégitime de Godeau.

  1. Imaginer une scénographie
  1. Quelques pistes de réflexion
  • Époque où les décors étaient très réalistes
  • Thèmes: – le mensonge, l’argent
  • L’amour, opposition entre matérialisme et idéalisme
  1. Notre scénographie

Après avoir lu le début de l’œuvre Le Faiseur nous avons imaginé une mise en scène.

Les trois costumes:

  • Mercadet: Une chemise blanche avec des boutonnières en or et un mouchoir de poche représentatif de l’homme d’affaire riche. Un pantalon rayé pour donner un petit coté ancien et des chaussures vernies.

  • Julie: Une robe dans les tons de vieux rose avec des dentelles blanches à motifs floraux montrant sa nature romanesque. Des ballerines blanches à nœuds roses. Les cheveux exagérément bouclés, ici, caricature de la jeune femme encore adolescente.

-Adolphe Minard: Un costume bleu marine avec une chemise légèrement rose et une cravate fuchsia pour l’image du jeune homme réfléchi mais sentimental.

Décor:

Au centre de la scène, un canapé de luxe légèrement abimé pour afficher la richesse passée du héros, devant une table basse en verre, un fauteuil dans le même style que le canapé à gauche. Dans le fond de la scène une fenêtre au centre encadrée par deux armoires aux portes coulissantes dont une ouverte où l’on peut voir un coffre vide ouvert rappelant la faillite du héros. Des miroirs sur les portes des armoires, ce qui signifie qu’il ne faut pas se fier aux apparences, ici, mensongères.

Conclusion:

Nous avons opté pour une mise en scène moderne ne respectant pas l’époque d’origine de la pièce.

 

Les costumes au théâtre au fil du temps

A quoi servent les costumes ?

Le costume est un élément visuel très important car il est chargé de sens. Le costume sert à indiquer :

  • L’époque de la pièce
  • L’appartenance sociale du personnage
  • Son métier
  • Son âge
  • Son sexe

Il marque aussi la frontière entre le naturel et le surnaturel (fée, elfe…). Il est parfois codé on reconnaît ainsi des personnages spécifiques comme Arlequin par exemple.

Le costume sert donc à identifier le type de personnage à qui l’on a affaire.

Évolution du costume:

Antiquité:

Tous les rôles étant tenus par des hommes ;le costume servait avant tout à identifier les personnages grâce aux codes de l’époque.

Par exemple dans une tragédie, on pouvait retrouver la toge qui représentait l’homme libre, les robes avec des codes couleurs (pourpre pour le roi, blanche pour la princesse et jaune pour la courtisane). Les personnages de la tragédie étant des héros, des dieux, des rois… les acteurs mettaient donc des cothurnes qui sont des chaussures à semelles compensées surmontées de brodequins lacés pour paraître plus grand et majestueux, pour mieux représenter les personnages illustres de la pièce.

 

Dans les comédies, on trouvait des costumes beaucoup plus simples comme des tuniques qui pouvaient représenter des esclaves, des manteaux pour les voyageurs et des sandales plates.

Pour les chœurs eux portaient des coryphées (sortes de robe) et étaient maquillés et portaient des postiches.

Pour les accessoires on trouvait des perruques et des masques pour les différentes expressions du visage.

Entre l’antiquité et jusqu’à la moitié du XVIII ème siècle :

Les acteurs s’habillaient de la manière la plus somptueuse possible, héritant d’habits de cour de leur protecteur, affichant ainsi des signes de richesse.

Au XVIII ème siècle :

Pendant longtemps les représentations théâtrales étaient présentées dans des habits de cour mais on ne pouvait plus reconnaître la classe sociale du personnage.

 

Pour ce qui est des comédies et des farces, les costumes s’inspiraient des théâtres italiens et adoptèrent plus de couleurs. Cependant à partir du XVIII ème siècle, les metteurs en scène cherchent la vérité et le naturel des personnages (tenue de valet pour le valet,…).

http://www.crdp-strasbourg.fr/main2/albums/masques/index.php?img=11&parent=75

http://www.crdp-strasbourg.fr/main2/albums/masques/index.php?img=12&parent=75

Quelques troupes décident de refuser de porter les tenues de cour mais elles restent très peu nombreuses car cette nouvelle mode théâtrale ne séduit pas les spectateurs.

Aujourd’hui :

Dans le théâtre d’aujourd’hui, les costumes sont ancrés dans la réalité de la pièce. Lorsque celle-ci se déroule dans le passé, le metteur en scène peut décider de respecter l’époque et faire concevoir des costumes la respectant ou alors la faire changer de contexte en la plaçant dans le présent on parle alors d’anachronisme.

Les costumes ne sont pas pour autant extravagants ce qui permet au spectateur de mieux s’identifier aux personnages.

Accessoiriste

L’accessoiriste loue, répare et fabrique la plupart des objets qui sont utilisés sur scène ou sur un plateau. Il est sous la direction d’un décorateur, il doit placer les objets en prenant en compte différents éléments comme les mouvements des caméras ou les besoins de la mise en scène.

L’accessoiriste doit parfois utiliser des connaissances en menuiserie, en peinture, en électricité, et autres …

Il démonte les décors après représentation et supervise le transport des accessoires.

C’est un intermittent du spectacle.

Pour être accessoiriste il faut être habile des ses mains, créatif, rapide dans son travail, avoir de la technicité et pouvoir se déplacer lorsque c’est nécessaire.

L’accessoiriste peut travailler les week-ends, les jours fériés, en soirée ou la nuit.

La formation classique est le CAP accessoiriste réalisateur et avoir quelques bases en menuiserie, métallerie, etc. …

Le salaire brut mensuel débutant est de 1 458 euros (SMIC).