mai
10
2010
De tout temps les ours polaires ont été en danger. Au 19ème siècle et jusqu’aux années 1970, ils ont été chassés, les hommes n’hésitant pas à les tuer pour leur fourrure ou leur chair. A partir de 1976, une convention de sauvegarde internationale a été mise en place afin de sauver ce magnifique animal. La chasse de cet imposant plantigrade a été interdite hormis pour les peuples inuits qui doivent cependant respecter des quotas très stricts. Grâce à cette action, la population des ours est repassée de 8000 à 25000 en l’espace de 50 ans. On pensait cet animal enfin sauvé, son espèce protégée de l’extinction mais l’homme était loin d’en avoir fini avec lui. Après l’avoir poursuivi et persécuté pendant plus d’un siècle, le développement des technologies et l’émission de plus en plus importante de gaz à effet de serre le mettent à nouveau en danger. En effet, l’émission de ces gaz contribue fortement au réchauffement climatique, celui-ci entraînant la fonte des banquises. Bien entendu, les banquises ne vont pas disparaître d’un coup. Néanmoins, année après année, la formation de la glace se fait de plus en plus tardivement or sa fonte est en revanche de plus en plus rapide ce qui réduit le domaine et le temps de chasse des ces ours polaires favorisant des famines et laissant apparaître des animaux de moins en moins résistants entraînant ainsi leur déclin progressif mais réel. Il n’est pas trop tard et nous pouvons tous aider, un petit geste au quotidien n’a l’air de rien, mais si nous sommes 6 milliards à l’effectuer cela devient une promesse de sauvegarde de la faune.
Emilie B. TES1
fév
23
2010

L’accord de Copenhague (janvier 2010) engage 55 pays à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES).
Actuellement, nous constatons une augmentation globale des températures de + 0,7°C depuis 1900 et une augmentation de 38% des émissions de GES dans le monde par rapport à 1990 (année référence utilisée par le protocole de Kyoto).
De nombreux scientifiques, notamment ceux du GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) ont élaboré plusieurs scénarios pour la fin du siècle :
- Si l’économie mondiale réduit ses émissions de GES de 80% d’ici 2050, l’augmentation globale des températures se limiterait à +2°C. Néanmoins, avec un tel scénario, 15% à 37% de l’ensemble des espèces seront menacées d’extinction à cause de la modification de leur habitat naturel.
- Si l’Europe réduit de 30% d’ici à 2020 ses émissions de GES et en cas d’un accord mondial satisfaisant, l’augmentation pourrait atteindre + 4°C et supprimerait la quasi-totalité des glaciers, qui représentent à eux seuls 70% des réserves mondiales d’eau douce. Plusieurs milliards de personnes seraient alors privées d’eau.
- Si tout ce qui a été acté en 2009 comme mesure de réduction dans le monde est entrepris, l’augmentation irait, dans le pire des cas, jusqu’à + 6°C.
En connaissance des enjeux, les 55 pays signataires (sur 194 États membres de la Convention sur le climat des Nations Unies) ont pris les résolutions suivantes :
- Les pays industrialisés doivent réduire de 40% leur émissions d’ici 2100, et au minimum de 25% d’ici 2020. Bien que leaders dans ce groupe, le Japon (-25%) et l’Union Européenne (-20% voire -30%) sont donc dans le bas de la fourchette. La Norvège, le Brésil et l’Afrique du Sud font un peu mieux, avec -30% à -40% annoncés. Et ces chiffres sont souvent conditionnés à un accord ambitieux, ainsi l’Australie s’engage à viser les -15% à-25% en cas d’accord international avec des pays émergents qui s’engagent à restreindre considérablement leurs émissions.
- Les Etats Unis s’engagent à réduire d’environ 4% ( ! !), alors que la Chine et l’Inde ne raisonnent pas en terme d’émission mais conditionnent leurs efforts à leur croissance d’ici 2020 ( ? ?).
Si on rajoute le fait que les actions proposées sont de nature volontaire et n’ont pas de caractère légalement contraignant, on peut constater que cet accord de Copenhague ne répond que maigrement aux enjeux, ne permet pas de maintenir l’augmentation des température à +2°C et traduit le manque d’homogénéité entre les différents pays.
Olivier OMNES