Le baccalauréat : un monument national.

Le « déterminatio » est l’ancêtre du baccalauréat. Au Moyen-âge, c’est le premier grade de la faculté des arts. Il permettait d’entrer en médecine, en droit ou en théologie.

Le baccalauréat, lui, apparaît au XIIIème siècle. Il vient des mots latins « baccalarius » , signifiant « jeune aspirant chevalier », et «  laureare », « couronne de lauriers ». Il désigne la couronne de lauriers remise aux lauréats du determinatio.

 

Le bac est aujourd’hui un diplôme national récompensant la fin des études secondaires générales, technologiques ou professionnelles. Le baccalauréat français correspond à l’examen ou au « diplôme de maturité » dans de nombreux pays européens.

Il est toujours considéré comme le premier grade universitaire.

En 1830, 3000 jeunes ont passé l’examen. Avant 1861, le baccalauréat  était réservé aux garçons de la bourgeoisie et interdit aux filles. Julie-Victoire Daubié a été la première femme à obtenir le baccalauréat.

En 1945, les lycéens qui se présentent au baccalauréat ne représentent encore que 3% d’une génération.

Les réformes entreprises dans les années 60 vont favoriser une forte augmentation du taux de bacheliers entre 1970 et 2009. Le taux de bacheliers est environ 20% en 1970 et il est passé à 67% en 2009.

En 1993, les séries du bac général sont ramenées de 5 à 3 filières qui restent inchangées jusqu »à aujourd’hui : Série L ( littérature ), série ES ( économique et sociales ) et série S ( scientifique ).

En 2017, on trouvait 2900 sujets rédigés ; 4 millions de copies ; 170000 examinateurs et correcteurs. Le coût du bac est jugé trop onéreux : 80 euros par candidat, soit 57 millions d’euros.

Le nouveau bac se veut resserré, avec quatre épreuves écrites finales au lieu de 10 à 15 aujourd’hui et un grand oral, d’une durée de 20 ou 30 minutes, qui porterait sur un projet entamé dès la classe de première. Les candidats au bac technologique conserveront leur «  oral de projet » dans sa forme actuelle.

Pour le reste, les élèves seraient évalués en contrôle continu ( 40% de la note au bac ), sous la forme d’épreuves ponctuelles inspirées des bacs blancs que passent les lycéens pour s’entraîner à la semaine d’examens. Ces notes de contrôle continu seraient versées au dossier Parcoursup et joueraient donc dans l’orientation dans l’enseignement supérieur.

Les séries littéraire, économique et social, scientifique seraient supprimées et remplacées par un tronc commun et trois «  spécialités » en première ( 12 heures par semaine ), ramenées à deux en Terminale ( 12 heures par semaine ).

Dans le tronc commun ( 15-16 heures ), on trouverait : le français, la philosophie, l’histoire-géographie, deux langues vivantes, le sport. Ainsi qu’une nouvelle discipline, intitulée «  humanités numériques et scientifiques » de 2 heures par semaine où l’on évoquerait entre autres bioéthique et transition énergétique.

L’année de terminale ne s’appellerait plus terminale. L’idée est de changer de nom, pour souligner que cette dernière classe du lycée n’est pas une fin en soi. Plusieurs sources évoquent comme nom « classe de maturité ».

 Eva T., Sara V.