RESF 27: un réseau ébroïcien qui vient en aide aux migrants.

 

Nous nous sommes rendus dans les locaux de RESF 27 (Réseau Éducation Sans Frontières) afin de pouvoir rencontrer des bénévoles de ce réseau.

 

 

RESF 27 est un réseau qui aide des migrants, très souvent mineurs et isolés, lors de leur arrivée à Évreux.

Le collectif a pour but d’aider les jeunes à obtenir des papiers afin de pouvoir rester légalement sur le territoire.

Ils accompagnent donc les migrants dans les demandes d’asiles ou les titres de séjour.

Les membres du réseau les aident aussi à apprendre le français et à obtenir un accès à la scolarité ou aux formations professionnelles, afin d’avoir de meilleures conditions pour rester sur le territoire.

 

Ce collectif est composé d’une centaine de bénévoles qui aident chaque jour les migrants. Ces bénévoles mais aussi des citoyens, des associations, des syndicats et des partis politiques soutiennent ce réseau en apportant des dons.

Un réseau de ce type nécessite beaucoup d’argent pour payer les objets du quotidien, la nourriture, les médicaments mais aussi pour payer les frais de tous les papiers administratifs.

Ce réseau a été créé en décembre 2004 pour venir en aide à deux jeunes lycéens chinois menacés d’expulsion. En novembre 2003, les lois sur les jeunes mineurs isolés ont été modifiées : dès que les tests osseux (non fiables) concluent à leur non-minorité, ils doivent quitter le territoire français durant les 30 jours suivants.

Ce collectif a accompagné 132 « dossiers » (un dossier par famille) soit 187 adultes, 39 jeunes majeurs isolé et 175 enfants.

Trois familles membres du réseau accueillent depuis onze mois trois migrants mineurs et isolés. Un des trois jeunes réside en permanence dans une famille et les deux autres jeunes mineurs résident dans les deux autres familles (ils échangent toutes les semaines).

Cela est une lourde responsabilité, car les familles doivent prendre entièrement en charge les jeunes (nourriture, soins, transports, …) et être à leur disposition. C’est pour cela que seulement trois jeunes ont pu être pris en charge et avoir un toit.

Ces familles accueillantes sont un cas particulier dans le processus du réseau, mais sans cela, ces jeunes dormiraient probablement dans la rue.

 

Lors de notre rencontre, nous avons pu discuter avec Marie-Edith et Guy, deux personnes accueillant ces jeunes migrants. Ils ont pu nous expliquer leurs impressions et leurs liens avec les migrants. Pour Guy il a été dans son devoir de citoyen d’accueillir ses jeunes dans le besoin : « Ses mineurs ont l’âge de mes petits-fils, je n’imagine pas ni mes petits- fils ni d’autres jeunes coucher dehors. »

Les deux familles nous expliquent qu’au début, les migrants parlaient peu, ils avaient peur. Puis petit à petit la famille et les migrants ont crée un lien et de la complicité : « J’ai rencontré des personnes formidables » nous explique Guy. Ils commencent à raconter leur douloureuse histoire et une certaine confiance s’installe alors. Selon Marie-Edith « des liens se sont créés. » Ils ont ainsi pour ouvrir doucement un dialogue.

Pour finir, nous avons demandé à ses familles accueillantes si elles se considéraient comme « des héros du quotidiens ». Pour Guy : « les héros c’est eux ».

Il est possible de se rendre sur le site officiel du collectif RESF27 et ainsi accéder à toutes les informations les concernant. Il est aussi possible de signer des pétitions mises en ligne afin d’aider de jeunes mineurs isolés et sans papier qui doivent quitter le territoire.

(Merci à Claire, Danièle, Marie-Edith et Guy)

Romane B., Kim L. et Daphné H.