Archive pour février, 2012

fév 27 2012

Une « Semaine de l’Eau » toute en diversité et en partage…

Une semaine de l’eau a été organisée au Lycée Marc Bloch pour la classe de 502 (Projet ODIN) du lundi 20 au vendredi 24 Février 2012. Le but était de proposer aux élèves la découverte de divers enjeux et problématiques liées au captage, à l’exploitation, à l’utilisation et au retraitement de l’eau.
Pour cela, des acteurs du monde industriel, des entreprises, de la Recherche, des collectivités ou encore des associations, ont pu développer leur point de vue auprès de nos jeunes.
Ceci a été complété pendant les cours par des séquences préparées par les professeurs autour de thèmes liés également à l’eau.

Ainsi, les élèves ont-ils pu découvrir quelques exemples de grands conflits internationaux, larvés ou déclarés, entre des pays qui luttent pour l’accès à cette ressource indispensable, grâce à Matthieu Fournier, hydrogéologue et chercheur-enseignant à l’université de Rouen.
Rebecca Armstrong, chargée des Politiques Publiques Durables à la C.A.S.E (Communauté d’Agglomération Seine-Eure) a développé quant à elle les actions menées par une collectivité locale concernant la protection des captages (exemple du captage des Hauts Prés à Val de Reuil), le nécessaire entretien des réseaux de distribution et des explications sur la tarification de l’eau… Elle a également évoqué un partenariat avec l’étranger: la C.A.S.E a effectivement initié la mise en place d’un service d’eau potable et d’assainissement à Bohicon au Bénin…

Jérôme Bourlet de la Vallée, Conseiller Régional mais également Président du SCoT (Schéma de Cohérence Territoriale) et de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie, a présenté aux élèves l’évolution des pratiques agricoles tout au long du XXème siècle, leurs impacts sur la qualité des eaux souterraines ainsi que la nécessaire réflexion à mener actuellement sur des pratiques durables permettant d’améliorer ou de maintenir la qualité de l’eau de nos nappes phréatiques…

Bruno Christin de la société QUILLE, Yves HARTOUT et Florent GILLET de la SILOGE, sont venus au lycée présenter aux élèves la conception du futur écovillage qui sera construit à Val De Reuil à partir de l’année prochaine. Plusieurs problématiques liées à l’eau ont été évoquées parmi lesquelles, les précautions à prendre pour la construction en zone semi-inondable, ou la nécessité dans des logements « écologiques » d’économiser l’eau…

La visite de l’entreprise CARLO ERBA RACTIFS, fabricant de réactifs de laboratoire et pour l’industrie, a permis à nos jeunes de découvrir la récente production et commercialisation par le site de Val de Reuil, d’eau ultra-pure, destinée notamment aux analyses de précision par les laboratoires et à l’industrie pharmaceutique.

Lors de cette même semaine, nos jeunes ont été reçus à la station d’épuration de Léry-Poses où un technicien de la CASE et le responsable Véolia du site leur ont présenté les différentes étapes du retraitement des eaux usées.

Un moment de partage et de convivialité très attendu par les élèves de seconde a eu lieu mercredi matin, lorsque les jeunes du lycée ont accueilli leurs homologues d’une classe de sixième du collège Alphonse Allais de Val de Reuil. Filleuls et parrains se sont rassemblés autour d’un petit déjeuner avant d’assister côte à côte à une présentation de la biologie des Amphibiens de Haute Normandie par Jean-Pierre Frodello, président de la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) et Annie Sintive, président de la SECA (Société Écologique du Canton des Andelys). Une population de crapauds communs (Bufo bufo) , dont la reproduction au mois de mars a lieu dans un bras mort de la Seine, est en effet en danger sur la commune d’Amfreville-sous-les-Monts (au Val Pitant): descendant de leur site d’hivernage dans les coteaux calcaires, ils traversent la route départementale pour gagner l’eau nécessaire à leur reproduction, et se font écraser…
Une opération de sauvetage est ainsi prévue lors d’une soirée au mois de mars où petits et grands se retrouveront à nouveau autour de J.P Frodello et A. Sintive….


Parrains et Filleuls

La semaine s’est achevée par un diaporama de toutes les rencontres de la semaine, autour d’un goûter de clôture.
Les élèves, par groupe, journalistes d’un jour, ont couvert chacun leur tour ces évènements et vous proposent quelques articles sur leurs expériences.

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fév 27 2012

Forums Régionaux Jeunes, Science et Société: le lycée accueille une archéo-anthropologue

Les Forums régionaux « Jeunes Science et Société » sont une action lancée par SCIENCE ACTION en direction des lycéens. Ils permettent à ceux-ci de partir « À la découverte de la recherche et de l’innovation en Région Haute-Normandie »…. depuis mai 2010, les chercheurs haut-normands retournent au lycée sur l’ensemble du territoire pour rencontrer les élèves de la seconde à la terminale.

Les élèves de Seconde du projet ODIN et les Terminale S

Jeudi 16 Février, la classe Odin et les élèves de Terminale S ont assisté au lycée Marc Bloch de Val de Reuil à une conférence présentée par Aminte THOMANN, chargée de recherches à l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP).
Après avoir présenté à nos jeunes le principe de l’Archéologie préventive et les acteurs de celles-ci, Aminte Thomann a développé l’étude des cimetières, des pratiques funéraires et l’apport de l’analyse biologique des squelettes, grâce à de nombreux exemples, et notamment ceux des actuelles fouilles auxquelles elle participe sur la nécropole découverte à Caudebec les Elbeuf.

Elle est ensuite revenue sur son parcours personnel et une discussion s’est engagée avec les lycéens sur ses recherches, sa vie d’archéo-anthropologue et les différents métiers qui gravitent autour de cette activité.


Aminte Thomann et les lycéens du Lycée Marc Bloch

Rappelons que  » Science Action Haute-Normandie  » est une association régionale dont la vocation première est de promouvoir la culture scientifique, technique et industrielle en région Haute-Normandie.

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fév 26 2012

Quand Marc rencontre Alphonse…

Le Mercredi 22 Février, nous avons accueilli la classe de 6°5 du collège Alphonse Allais grâce à un partenariat avec la classe de seconde 2 du lycée Marc Bloch. Ceci a permis de leur expliquer ce qu’est le projet ODIN et de leur faire découvrir comment se passe la vie au lycée…

Tout d’abord, nous avions constitué des binômes et chaque élève de seconde est allé à la rencontre de son filleul de sixième qui se trouvait dans le hall du lycée. Puis nous avons pris le petit déjeuner dans le restaurant scolaire afin de faire connaissance et de les aider à remplir leur questionnaire.

Ensuite nous sommes allés en salle 223 où les 6° nous ont présenté leurs travaux sur la biodiversité en bord de Seine. Comme nous, ils ont cette année effectué une sortie jusqu’en haut de la côte des deux Amants !

Pour terminer il y a eu une intervention de Jean-Pierre Frodello et Annie Sintive sur la biologie des amphibiens normands et sur leur sauvetage au Val Pitan qui aura lieu en Mars.
A la fin de la matinée, les parrains ont offert à chacun de leur filleul une affiche sur les amphibiens ; nous étions contents et eux sont repartis enchantés également.

Les remerciements que les élèves de 6ème nous ont envoyés après la rencontre...

Brenda DELAPORTE et Emeraude RIGEADE

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fév 26 2012

Le futur Eco-village de Val De Reuil : le seul qui peut vivre dans l’eau…

Qu’est-ce qu’un éco-village ?

Un éco-village ou éco-quartier sert à proposer des logements pour tous et pour tous les âges dans un cadre de vie de qualité en limitant son empreinte écologique et en respectant le développement durable.
L’entreprise SILOGE est une société immobilière du département de l’Eure. Elle gère déjà 179 logements sur Pont-Audemer, labellisés « habitat et environnement ». Ces habitats ont été construits sur un étang recouvert de boue. Pour alléger les habitations, elles ont été construites en bois.

A Val De Reuil, dans ce futur éco-village, il y aura une logique de développement durable, (Développement Durable = entente entre les composants écologique, économique et social) pour s’intégrer dans la ville et dans le territoire, pour préserver les ressources naturelles, participer au dynamisme économique et créer des emplois. Cela peut être aussi un outil de concertation et de sensibilisation.
Pour rentrer dans une logique de développement durable, on doit utiliser des déplacements doux (Pas de voiture, motos….) même si la voiture électrique est admise.

Le site se situe dans une zone humide à côté de l’Eure et en face de la gare.
Le site s’étendra sur 4 hectares aujourd’hui cultivés. Un de ses avantages est aussi de mettre en valeur la faune et la flore de ce site qui sera composé de trois hameaux.
Les inconvénients sont que lors d’une grande crue biennale (tous les 2 ans), le niveau d’eau s’élève de 7.93 m au dessus du niveau de la mer, lors d’une quinquennale (tous les 5 ans), le niveau d’eau s’élève de 8.30 m au dessus du niveau de la mer et lors d’une trentennale (tous les 30 ans), le niveau s’élève à 8.75 m inondant tous le site…
C’est pour cela que les maisons seront construites plus hautes avec des passages pour pouvoir rentrer chez soi quand il y a une inondation sans avoir de problème.

Ces maisons seront équipées d’un système innovant avec un nouveau modèle d’isolation ayant des murs de 40 cm d’épaisseur qui produisent une excellente isolation extérieure. Et sur le toit, il y a du gazon créé spécialement pour absorber l’eau de pluie en évitant d’avoir un surplus d’eau, et tous les bâtiments seront chauffés par une chaufferie utilisant tous les bois non-utilisés ou morts de la région.

Pour respecter l’écosystème, des arbres seront replantés au fur et à mesure.
Les travaux commenceront en 2013 et seront achevés en 2014.

Simon Lauqué, Quentin Burette, Aleksandre Auvard, Terry Chevolleau, Wilfried Durand et Romain Bataille

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fév 26 2012

Ouverture de la semaine de l’eau avec la Conférence de Mathieu Fournier

Mathieu Fournier, hydrogéologue et enseignant chercheur à l’université de Rouen est le parrain de notre projet ODIN. Il nous a offert une conférence le lundi 20 février au matin afin d’ouvrir cette semaine de l’eau et de nous présenter l’historique les notions de développement durable, d’empreinte écologique ainsi que quelques problèmes liés à l’eau à l’échelle nationale et internationale. à travers

L’empreinte écologique
L’empreinte écologique est l’impact de notre mode de vie sur la nature. Elle mesure la quantité de ressources qui sont nécessaires pour produire ce que nous consommons.
Lorsqu’on mange un fruit, de la viande, lorsqu’on se déplace, nous consommons des ressources (eau, terre…) que la planète doit fournir.
Ceci permet de savoir combien de planètes seraient nécessaires pour satisfaire les besoins de la population mondiale si tout le monde vivait comme nous. Si l’empreinte est trop importante, alors nos enfants ne pourront répondre à leurs besoins.
Chaque humain dispose de 2,2 hectares. Or la moyenne mondiale de consommation actuelle est de 5 hectares par personne !!

Des besoins économiques superflus
Quelques exemples de consommation :
- Les Américains auraient besoins de 6,8 planètes pour couvrir leurs besoins
- Les Européens nécessitent 4 planètes
- Pour les Chinois, 0,6 planète est nécessaire
- Pour les Africains, il est nécessaire d’avoir 0,4 planète
On constate que les modes de vies sont très variés mais surtout que les américains et le européens puisent les ressources de la planète en trop grande quantité.

Naissance de la notion de Développement durable
Un constat est fait à la fin des années 1970 :
 Niveau de développement industriel et agricole inégalé
 Fortes disparités et inégalités croissantes
 Les milieux naturels et les conditions de vie de l’Homme sur terre se dégradent sans cesse.
 Il ne sera matériellement pas possible d’étendre le niveau de vie moyen des citoyens occidentaux à l’ensemble des habitants de notre planète.
 A l’échelle du temps biologique, celui de la planète, le mode de développement «occidental» n’est pas durable…
Les conclusions s’imposent :
 Nous polluons et épuisons nos ressources naturelles
 Nous consommons plus de ressources que la planète ne peut fournir ;
 Nous produisons plus de déchets que la planète ne peut absorber & nous ne pouvons pas tout recycler
 Nous partageons un futur commun;
 Nous devons prévoir de léguer un environnement de qualité à nos enfants.

Déjà Antoine de Saint-Exupéry employait cette formule : « Nous n’héritons pas de la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants ».

Pauline Fréret et Pauline Coquatrix

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fév 26 2012

La visite de l’entreprise Carlo Erba

Carlo Erba a était créée en 1853. C’est un pharmacien milanais qui a donné son nom à la société. Le site de Val de Reuil est à 100km à l’ouest de Paris. Il assure la distribution des produits « Carlo Erba Reagents » sur le territoire français. Il y a 4 sites en Europe qui sont : Val De Reuil (Haute-Normandie), Peypin (Marseille), Rodano facility (Milan) et Subadul (Barcelone). Celui de Val de Reuil a été créé en 1992.
La visite nous a été présentée par Jean-Pierre Villemonteix qui est le directeur du site sur Val de Reuil mais aussi par M.Lavallé et F.Roussel qui gèrent la production en eau.

M. Villemonteix et ses 2 collègues, messieurs Lavallé et Roussel nous ont accueilli dans une salle de réunion pour nous présenter un diaporama sur l’entreprise Carlo Erba puis nous avons visité le site sur lequel nous avons pu regarder plusieurs machines avec toutes les explications permettant de coprendre comment sont traités les matières premières, comment elles sont reconditionnées et également, nouvelle activité depuis un an sur ce site, comment on peut rendre l’eau pure afin de la commercialiser à des fins pharmaceutiques ou d’analyse fine.


Le chiffre d’affaire est assez important, (61000 € en 2011), avec 270 salariés.
Ils sont N°1 sur le marché italien et N°2 sur le marché européen des réactifs de laboratoire.
L’équipement à disposition est impressionnant à voir, comme 17 cuves de stockage de 15 000 à 30 000 Litres , 3 lignes dédiées, 3 colonnes à distiller, 9 mélangeurs…

Grégory Pallier, Umit Gorkem et Grégory Prestot .

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fév 26 2012

Les élèves de 502 visitent une station d’épuration

Lundi 20 février 2012, Mathieu Thomas, technicien à la CASE nous a fait découvrir la station d’épuration de Lery-Poses.

La station d’épuration a été construite en 2008 pour récupérer les eaux de différentes communes comme Val de Reuil, Pont de l’Arche, Pitres etc.
Lors de la visite, Mathieu nous a expliqué le fonctionnement de la station et ses différentes étapes.
La première étape consiste en la filtration des eaux usées. Pour cela on sépare l’eau des solides grâce à des grillages.

L’étape suivante consiste à traiter les déchets organiques grâce à des bactéries aérobies qui vont dégrader la pollution en présence de dioxygène (injection de bulles d’air dans les bacs).
La dernière étape est la clarification. Elle consiste à laisser décanter les agrégats de bactéries au fond du bac pour récupérer l’eau claire.
Puis l’eau part dans des lagunes où elle est encore épurée et se déverse ensuite dans la Seine.
A la fin du cycle, l’eau n’est pas potable mais est propre à 95%.

Les boues sont récupérées pour faire de l’épandage pour les champs et du compost.

Nous avons été étonnés de savoir que cette station n’employait que 5 salariés. Malgré la désodorisation qui aspire l’air pour ne pas avoir l’odeur dehors, à l’intérieur l’odeur est désagréable.

CROENNE Tiphanie- COLONVAL Amélie- CLEQUIN Solène- BELHACHE Antoine- HENRY Adrien

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