déc 28 2010
Cartes de voeux
Les cartes de voeux ont une histoire
Dans les dernières années du règne de Louis XIV, la carte de visite fait son entrée comme l’atteste ce sonnet-logogriphe de Bernard de La Monnoye (1641-1728) :
| Souvent, quoique léger, je lasse qui me porte ;
Un mot de ma façon vaut un ample discours ; J’ai sous Louis-le-Grand commencé d’avoir cours, Mince, long, plat, étroit, d’une étoffe peu forte. Les doigts les moins savants me traitent de la sorte ; Sous mille noms divers, je parais tous les jours ; Aux valets étonnés je suis d’un grand secours ; Le Louvre ne voit pas ma figure à sa porte. Une grossière main vient la plupart du temps Me prendre de la main des plus honnêtes gens. Civil, officieux, je suis né pour la ville. Dans le plus dur hiver, j’ai le dos toujours nu, Et, quoique fort commode, à peine m’a-t-on vu Qu’aussitôt négligé je deviens inutile. |
Jeanne Bordeau – qui a réalisé, pour l’Institut de la qualité de l’expression, une étude sur les cartes de voeux – précise les origines de cette tradition d’envoyer ses voeux par une carte. Elle indique également comment rédiger la carte de voeux pour qu’elle donne une bonne image de l’envoyeur :
http://www.canalacademie.com/ida3830-Les-cartes-de-voeux-ont-une.html
Voeux télévisés…
Sur le site de l’INA :
http://www.ina.fr/media/television/dossier/1540/voeux-televises.20090331.fr.html
Au coin du feu, à l’autre bout du monde, présidentiels, artistiques, humoristiques, sincères… De Pierre Desproges à Valery Giscard d’Estaing, d’Yves Montand à Fernandel… Retrouvez une sélection de voeux télévisés.