Cloud Computing


Le Cloud Computing en 60 secondes

Définition du Cloud

Le Cloud Computing, ou l’informatique dans les nuages, est une technologie Internet permettant de stocker des données numériques sur des disques durs géants. Ces disques durs géants, également appelés serveurs à distance, sont gérés par des entreprises extérieures dans des fermes gigantesques de serveurs également appelées datacenter. Ce système permet de gérer de grosses quantités numériques sans surcharger son disque dur. Le premier exemple de cloud computing est le stockage des courriels qui ne sont pas stockés sur les ordinateurs des particuliers ou des entreprises mais sur un serveur Internet. Il existe également des plateformes de stockage telles l’Environnement Numérique de Travail de l’Université où les élèves peuvent retrouver leurs courriels, les cours déposés par leurs professeurs, les livres disponibles à la bibliothèque universitaire,… Les systèmes de travail en réseau comme Dropbox, Framapad, Pearltrees,… en sont également des exemples. Tous ces systèmes permettent d’accéder à ses dossiers de partout sans avoir besoin de transporter de clé USB ou d’autres supports de données.

 

Frise chronologique retraçant l’histoire du Cloud computing : 

frise chronologique

1933 : Norman B.Krim invente le transistor. Jacob Goldman fait sortir de terre le Palo Alto Research Center qui est le centre de recherches qui permit la création de technologies scientifiques telles que l’éthernet.

1936 : Alan Turing créé les fondements de l’intelligence artificielle ainsi que la machine Turing.

1960 : rédaction du document Man-Computer Symbiosis  par Joseph Carl Robnett Licklider où il imagine déjà l’Internet du futur.

1968 : création de la souris par Douglas Engelbart.

1974 : création de la carte à puce par Roland Moreno.

1975 : création de Microsoft par Bill Gates et Paul Allen.

1976 : création d’Apple Computers par Steve jobs et Steve Wozniak.

1981 : IBM lance son premier ordinateur personnel. C’est le début de l’invasion des ordinateurs chez les particuliers.

1982 : Microsoft prend le monopôle des systèmes d’exploitation des ordinateurs.

1984 : création de la société Dell, apparition des premiers ordinateurs Macintosh et du terme cyberespace.

1994 : création de la société Netscape.

2002 : lancement d’Amazon Web Services.

2004 : Création de Facebook

2006 : Amazon développe ses services sur le Cloud en permettant aux personnes d’accéder à leurs applications directement sur le Cloud. Il s’agit d’Elastic Compute Cloud. Quelque temps plus tard, Amazon sort une application pour payer en ligne : Simple Storage Service. Le concept du « pays as you go » est né.

2007 : Saleforce.com lance Force.com qui permet de stocker et d’exécuter toutes les applications et les sites qui sont nécessaires aux programmeurs.

2009 : Création de Google Apps qui permet aux utilisateurs de créer, de stocker et d’utiliser leurs applications uniquement sur le Cloud.

Enjeux et avenir.

1)      Freins au développement du cloud computing :

Accessibilité

Le cloud computing et l’internet mobile offre de vraies possibilités de changement, avec plus de flexibilité et plus de rapidité dans le traitement et l’accessibilité des informations.

Le  cloud  permet d’accéder à ses données (photos, textes, films) sur  n’importe quelle plateforme reliée à Internet, et ce, partout sur la  planète. La rupture avec le modèle traditionnel de stockage offre une plus grande liberté dans l’usage que l’on fait de ses données. Le développement de cette technologie est concomitant avec le celui de l’accessibilité à internet et modifie en profondeur son usage.

Malgré ces avantages indéniables, nous sommes encore  loin en France d’une adoption massive du cloud. Si les obstacles  technologiques ont tendance à s’estomper, de nombreux points de vigilance sont à prendre en compte. La connectivité réseau, sur laquelle repose l’accès aux applications,  devient  ainsi cruciale en mode cloud. La qualité du réseau et sa  disponibilité sont donc primordiaux.

Le financement de ces réseaux, les capacités de bande passante et d’énergie sont aussi au cœur du problème.

Sécurité des données

Les entreprises se posent  légitimement la question de la sécurité de leurs données dans le Cloud.  Ces craintes concernent à la fois le stockage des données mais aussi le  transfert de ces dernières.

Dans bien des domaines les données peuvent constituer les actifs les plus précieux. Placées au cœur du processus économique, de ces données peut dépendre l’activité de l’entreprise mais aussi son développement. C’est pourquoi il faut également prendre en compte la  sécurité juridique des données, qui peuvent être considérée comme très  sensibles. C’est le cas notamment des données de santé à caractère  privé, des données bancaires, ou encore de la protection du capital  intellectuel de l’entreprise dans le cadre du secret industriel.

Le traitement des données est également un sujet sensible. Les  entreprises et particuliers exigent de plus en plus de transparence de  la part des fournisseurs de solutions Cloud quant aux moyens employés pour exécuter leurs prestations. Le recours à des sous-traitants et le  transfert des données à l’étranger peuvent constituer un risque quant à  la garantie de confidentialité des données.

En effet, nombreux sont les utilisateurs qui sans le savoir utilisent  des clouds potentiellement impactées par le Patriot Act par exemple. Cette législation touche les entreprises de droit américain, ainsi que  leurs filiales dans le monde, et les serveurs hébergés sur le  territoire des États-Unis quelle que soit la nationalité des entreprises  qui les exploitent. Le Patriot Act s’applique par ailleurs aux données  hébergées en Europe par des sociétés de droit américain qui peuvent être  livrées aux services de sécurité américains, sans autorisation  préalable requise et sans notifier les clients.

La confidentialité des données exploitées et hébergées par les  nombreuses entreprises soumises à cette loi n’est par conséquent pas  garantie. Le cadre juridique français est quant à lui très strict en  matière de protection des données personnelles et de respect de la vie  privée.

Les principaux freins au Cloud computing sont d’ordres psychologiques. Confier des informations critiques à un serveur externe à l’entreprise,  est une chose extrêmement nouvelle qui repose d’abord sur la confiance en ces systèmes. En France, d’après un sondage effectué en octobre 2013, 65% des entreprises qui n’utilisent pas le cloud, pensent qu’elles n’ont  pas les compétences nécessaires à la sécurisation de leurs services Cloud. Le problème réside donc dans la confiance. Cette dernière, si elle est rétablie, pourrait permettre à ses entreprises de venir rapidement au cloud.

2)     Avenir:

Le cloud computing et les terminaux mobiles offrent de vraies  opportunités de transformation, avec plus de flexibilité et plus de rapidité dans la gestion du système d’information.

Les entreprises voient dans le cloud des opportunités pour répondre à des besoins  ponctuels de ressources, ou pour faire évoluer leur architecture sans  investissements lourd. La flexibilité et les économies sont au cœur de leurs préoccupations, mais elles estiment néanmoins avoir besoin de conseil et d’accompagnement  afin de tirer le meilleur bénéfice des usages du Cloud, tant en termes de stratégie de base, que pour l’évolution de leurs architectures. En 2013, chaque client doit pouvoir trouver chez son  fournisseur le type de cloud (public, privé, hybride…), les services  associés, et le partenaire qui saura l’accompagner dans la  transformation de son système d’information en tenant compte des enjeux propres à son activité.

Avec le cloud computing les entreprises accèdent beaucoup plus facilement aux nouvelles fonctions  ou technologiques

Le cloud personnel est l’avenir des données informatiques. Les smartphones sont devenus les principaux outils d’accès à Internet en 2013. En 2015, la moitié des ordinateurs portables vendus dans le monde seront des tablettes. Mais sans PC on ne peut pas stocker de données. C’est pourquoi le cloud s’annonce comme l’alternative principale pour le stockage des données. Avec son Smartphone ou sa tablette, on peut désormais accéder à  toutes ses données personnelles, grâce à des appareils directement  branchés sur internet.

Plus besoin d’avoir son PC allumé car grâce au Cloud personnel on est  toujours en contact avec ce qui nous importe le plus. L’accès aux  données à distance n’est plus réservé aux entreprises. Aujourd’hui, toute personne disposant d’un produit cloud peut  accéder à  ses données, à son contenu, à n’importe quelle heure, et où qu’elle se trouve grâce aux connections internet mobiles. Cette externalisation des données est la matrice du cloud. Elle permet de gagner de l’espace, du temps et de l’argent.

Cet ensemble unique, personnel (personal cloud) est façonnable par chacun de nous, au gré des besoins et des envies. De ce  fait, les attentes vis-à-vis des directions informatiques se centrent  désormais sur les modèles de mise à disposition des services – de plus  en plus à la demande – plutôt que sur la mise à disposition d’un service  en particulier sur un terminal spécifique. Le contenu du Personal Cloud doit être accessible de partout, à tout  moment. Le support des « Personal Cloud » a principalement deux impacts  professionnels : Toute application ou service doit impérativement fournir cette capacité d’être accessible de partout, et les services délivrés doivent pouvoir offrir une intégration avec des applications ou services externes,  qu’ils soient dans un cloud privé ou public.

Tout d’abord, il faut reconnaître ce qui a rendu possible cet  engouement : la disponibilité de réseaux aux débits toujours plus élevés  pour des coûts de plus en plus faibles.

Ensuite, si le cloud connaît un tel succès, c’est aussi parce qu’il  met en exergue le ou les services rendus: le fonctionnel devient ainsi  prioritaire face au technologique.

III) Et l’intérêt pédagogique dans tout ça?

La publication de la Loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’École de la République du 8 juillet 2013 a relancé la question de l’utilisation pédagogique du numérique dans les classes. En effet, par l’article 16 notamment, elle « crée le service public du numérique éducatif qui mettra en ligne des ressources pédagogiques et des logiciels au service des enseignants, des élèves et de leurs parents. » (Citation de la page internet consacrée à cette loi sur le site du Ministère de l’Education  Nationale). L’objectif est ainsi de profiter des nouveaux moyens technologiques développés ces dernières années, et dont fait notamment partie le cloud computing.  Dans cette troisième partie, nous allons donc explorer les différentes utilisations de cette technologie au sein de l’école et dans notre  pratique quotidienne. Que peut-nous apporter le cloud computing?

1) Les usages personnels et entre professeurs :

Outre les boites de messagerie virtuelle et les réseaux sociaux comme Facebook, quels sites et/ou logiciels relevant du « cloud » peuvent nous être utiles, à nous enseignants? Nous pouvons déjà citer le panel de services que nous proposent les pages personnalisables telles que Mon Yahoo!, Navigoo.fr, ou une version plus internationale : iGoogle, qui a existé de 2005 au 1er Novembre 2013. L’utilisateur avait à sa disposition un véritable agenda électronique : météo, bloc-notes, actualités, flux RSS, lien vers sa messagerie, etc. L’espace de stockage que permet le cloud computing peut aussi assurer une sauvegarde de ses données – documents pédagogiques, fiches de préparation, leçons, bilans – et libérer de l’espace sur son propre disque dur.

Dans la continuité de la Loi d’orientation de Vincent Peillon, le Ministère de l’Education Nationale a ouvert le portail « Eduthèque », à destination des enseignants du primaire et du secondaire. Ce portail constitue une mine d’informations et de ressources pédagogiques diverses, qui sont bien souvent téléchargeables. L’utilisateur n’a qu’à s’enregistrer une seule et unique fois pour pouvoir accéder à ces données. Ce dispositif gratuit s’inscrit tout particulièrement dans la démarche voulue par Vincent Peillon de créer un service public du numérique éducatif.

De façon similaire, le site « Educlic » propose les mêmes services et constitue une plateforme interactive pour les enseignants du premier degré. L’internaute a accès à des ressources partagées et mises en ligne par les autres utilisateurs et enseignants. Educlic va cependant plus loin qu’Eduthèque en proposant un logiciel en ligne de création de fiches de préparation, mais aussi de création et gestion de classe virtuelle. L’enseignant fournit ainsi toutes les informations concernant sa classe (nombre et noms des élèves, de l’école, le cycle et le niveau, etc.), avant de créer au fil de l’année les bilans qu’il fait passer à ses élèves, avec l’aide du logiciel qui propose de sélectionner directement les compétences visées dans un Bulletin Officiel virtuel. A la fin de chaque période, le professeur des écoles peut générer automatiquement les livrets scolaires de ses élèves, avec la possibilité de les personnaliser à son gré (notes et/ou compétences acquises, en cours d’acquisition, non acquises, code couleur avec légende, signatures des différents partis ou non…). Il pourra choisir de les imprimer comme il en avait l’habitude, ou de les envoyer par email directement aux parents. On voit tout de suite la portée écologique et le progrès numérique que ce logiciel permet. Cela représente également un gain de temps considérable pour l’enseignant qui peut ainsi passer plus de temps à préparer sa classe. Contrairement à l’accès gratuit aux ressources, le service « Ma classe » est payant, mais le site propose des tarifs dégressifs si plusieurs enseignants de la même école s’inscrivent.

Les usages qu’un enseignant peut faire du « cloud » ne sont pas seulement personnels. En effet, il parait parfois utile de pouvoir communiquer et partager des données entre professeurs, chacun chez soi ou au sein d’une école par exemple et ce autrement que par les emails. Ceci est possible grâce à l’outil de synchronisation Dropbox. Installé sur plusieurs ordinateurs différents, il se présente sous la forme d’un disque dur, dont les changements apparaissent en temps réel sur chaque écran. Ainsi, plus besoin de transférer des fichiers parfois trop lourds pour être supportés dans un email, il suffit de les déposer sur Dropbox et les autres utilisateurs y auront accès. Un autre de ses avantages est de garantir l’aspect privé des données et de constituer un cadre confidentiel et privé. Dans le contexte d’une école, le directeur pourrait simplement partager les documents via cet outil, et n’aurait plus besoin de les imprimer ou de passer par d’autres supports numériques amovibles comme la clé USB.

2) Et en classe?

Passons maintenant à ce qui serait exploitable en classe. En termes de production écrite numérique, les élèves sont déjà familiers avec le traitement de texte. Le cloud a optimisé cet outil de travail en créant des éditeurs de texte collaboratifs, tels que Framapad et dérivés. Contrairement à un éditeur de texte classique comme les suites bureautiques Word et Openoffice, nous avons la même chose en ligne et la rédaction peut être collective (c’est d’ailleurs son but premier, un utilisateur seul n’aura aucun intérêt à utiliser cet outil). Dans Framapad, les fichiers textes sont appelés des pads. Chaque contributeur « connecté » dessus – en fait il suffit d’aller à l’adresse internet du pad – l’utilise en simultané, et les changements apparaissent automatiquement et en temps réel sur l’écran des autres internautes. Framapad propose de différencier les rédacteurs par un code couleur, tout en assurant des fonctions de mise en page basiques (gras, italique, surligné, alignement, etc.). L’intérêt pédagogique de cet outil réside dans le fait qu’au lieu d’obtenir le résultat d’un travail de groupe où les parties de chacun ont été empilées les unes aux autres, sans réelle concertation, nous approchons la vraie collaboration où chaque enfant peut corriger les autres et voir ce qu’ils écrivent en même temps que lui. Chacun apporte donc sa part du travail depuis son propre poste, ce qui évite qu’un enfant se mette en retrait et ne participe pas, comme c’est bien souvent le cas dans des groupes. L’interface simple est facilement compréhensible pour des enfants de cycle 3, voire cycle 2; et cet outil est accessible gratuitement sans inscription.

Se sont beaucoup développés aussi les blogs de classe, à visée informative pour les parents ou garder une trace écrite numérique. Cependant, les enseignants n’avaient souvent d’autre choix que de payer des hébergeurs pour tenir le blog, et l’environnement de la page ne correspondait pas toujours au cadre scolaire (publicités, spams et autres). Le gouvernement a donc lancé ce qu’on appelle des acablogs (académie + blogs). Chaque école s’en voit attribuer un, permettant ainsi une uniformisation entre les écoles et un meilleur passage à l’ère du numérique. Ces blogs peuvent aussi être un espace d’échange avec une classe correspondante ou jumelée.

De plus, dans l’enseignement secondaire – pour l’instant -, l’intendance scolaire et les professeurs se servent de plus en plus de logiciels libres de gestion pédagogique spécifiques aux établissements scolaires. Nous pouvons citer « Gépi » par exemple, qui s’apparente à un cahier de texte numérique où est répertorié l’appel de chaque jour, les devoirs à faire, les notes, etc. Parents et élèves y ont accès par des identifiants et mots de passe distincts pour, les premiers prendre connaissance des notes et appréciations de leur enfant, les derniers consulter leurs devoirs.

Il existe donc de multiples outils à utiliser dans notre pratique quotidienne et avec nos élèves. Nous pouvons espérer encore de nouvelles innovations, avec comme exemple la Corée du Sud. Le gouvernement sud-coréen a demandé la numérisation de tous les manuels scolaires, s’accordant ainsi avec une technologie déjà bien présente, les enfants s’amusant dans la cour de récré à comparer leurs résultats de course de vitesse à l’aide de tablettes tactiles.

Sitographie :

Pearltrees : UE Numérique Groupe 2.

Carnet de bord : 

http://pdf.lu/4zC0

Membres du groupe :

Jennifer Millet

Florent Nicolas

Iris Millet

 

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