Mai 28 2010

CARNETS DE ROUTE

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Voici quelques extraits des carnets de route réalisés par les élèves de 5ème 1et 5ème3

En m’éloignant un peu du village, je trouvais un paysage magnifique, loin des immeubles, des rêves de ceux qui n’ont plus l’espoir de vivre près de la nature…

Cette vue m’éblouissait!

Il y avait de modestes landes à arbustes majoritairement composées de saules ou encore de bouleaux. Le climat était rude, très rude. Les précipitations étaient peu abondantes, le climat plutôt sec. L’eau tombait essentiellement sous forme de neige. La pelouse luttait pour s’agrandir. Le vent y était très violent et se nommait blizzard. Les rares oiseaux volant par là n’étaient que des chouettes harfangs et des tétras…Des hardes de grands ruminants passaient ça et là…Les caribous et les bœufs musqués venaient paisiblement se nourrir…Les lichens servaient de nourriture aux rennes. Les seuls carnivores étaient des ours blancs, des loups et des renards polaires qui se nourrissaient tous de petits rongeurs: les lemmings.

Alba Caparros Roissard, 5e

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Le soir, j’ai dormi chez une des familles du village: le père s’appelait Tynga et la mère Gyrongav. Le lendemain matin, je fus réveillée par une meute de chiens. Tout cela m’a mise de bonne humeur. Gyrongav était tellement belle que j’ étais en admiration devant elle: femme de taille moyenne, ses formes étaient dissimulées par des couches de vêtements superposés et colorés. Son visage était desséché par le vent et le soleil et donc, assez ride. Ses yeux étaient plissés. Son nez était plutôt court et large à la base. Ses cheveux, épais, raides et noirs, étaient aussi sombres que ses yeux. Elle avait la peau foncée. Son magnifique sourire illuminait son visage.

Adèle Debaut, 5°

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Voila mon correspondant! Cet Inuk s’appelle Iyukak. Il a des bottes en peau de phoque, bien molletonnées, qui ont l’air bien confortables. Son pantalon paraît très lisse et dedans, il y a une très épaisse couche de fourrure. Quel superbe blouson avec sa grosse capuche recouverte de poils d’animaux en tout genre! J’aimerais en avoir un pareil pour ne pas avoir froid! Il est vert kaki rembourré et très épais! Il l’est tellement qu’on ne voit même pas ce qu’il porte en dessous! Oh! Quels beaux yeux foncés! Sa peau est marron clair et ridée. J’aime cette couleur! Une bouche très claire car elle devait avoir froid! Cet Inuk était très beau!

Pauline Lottin, 5°

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Les explorateurs

L’avion décolle en direction du territoire Tchouktche de Russie: la presqu’île tchouktche a des hivers très longs, avec des tempêtes pouvant durer des jours. L’été est court, pluvieux et froid. La neige ne fond jamais complètement. Le climat vient de la position géographique si particulière de la Tchoukotka, subissant l’influence de la rencontre des deux océans et des courants chauds et froids. Eté comme hiver, le temps peut changer dans la même journée: les chutes de neige ne sont pas rares en été! Les bourrasques de vent soufflent de cinq à douze mètres secondes et peuvent aller jusqu’à quarante mètres seconde! Le réchauffement climatique est très dangereux car il entraîne la fonte des glaces, qui, elle, peut provoquer de graves inondations.

Manon Gouvernet, 5°

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En 1909, après plusieurs tentatives, l’explorateur américain Robert Peary parvient à atteindre le Pôle Nord. Son compagnon d’aventure, Frederick Cook revendique aussi cette victoire un an plus tôt. En 1926, à bord du ballon dirigeable « Norge », le Norvégien Roald Amundsen, l’Italien Umberto Nobile, l’Américain Lincoln Ellsworth et douze hommes d’équipage survolent le Pôle Nord.

Lucas Billeret, 5°

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Ce qui a marqué ma journée aujourd’hui, c’est que j’ai vu le beau soleil de minuit: c’etait magnifique!

J’ai pensé à Knud Rasmussen qui fût le premier Européen à traverser le passage du Nord-Ouest en traîneau. Né au Groenland le 7 juin 1879, il passe sa jeunesse avec les Inuit et apprend l’inuktikut, la chasse, la conduite des traîneaux à chiens et la vie dans les conditions extrêmes de l’Arctique. C’est en 1910 que Rasmussen et son ami Peter Freuchen fondent la base Thulé à Uummannaq au Groenland.

D’autres explorateurs tels que J. Saunders, F.A. Cook, Erik le Rouge, Jean Malaurie…ont aussi en souvenir des choses merveilleuses : les aurores boréales et le beau soleil de minuit.

Pauline Lottin, 5e°

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Poèmes

La nature est pure,

Et pourtant très dure,

Le froid,

Fait de nous des proies,

Nous nous sommes perdus

Dans ce blanc a perte de vue.

Louis Benard, 5e

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Pure comme la neige,

Je montrais patte blanche

Pour sortir le dimanche

Et que mon âme s’allège.

J’aperçus une chouette Effraie

Et son visage pâle

A la couleur de craie

Me rappela les étoiles.

Puis un grand albatros

Aux ailes déployées

Effrayaient les loons apeurés

Les pingouins et les morses.

Mathilde Gest, 5°

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Vagabonds sur un beau voilier

sans crainte, ils décidèrent

de s’en aller vers les régions polaires.

Sans l’aide d’un brise-glace,

ils traversèrent l’océan sans trace.

Il fallait souvent prendre le quart,

parce que soufflait le blizzard.

Pendant des mois ils ont navigué

sans même prendre le temps [d’admirer.

Dérivant près des glaçons,

Comme eux, nous arrivons.

Alexandre Cousin, 5°

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Blanc comme les papiers

Qui virevoltent dans les airs

Blanc comme l’ours polaire

Qui court sur le désert glacé

Blanc comme ce fameux loup

Petit Poucet aux cailloux

Qui attire les oiseaux

Attachés à mon traîneau

Blanc comme le ciel

Lourd de nuages

Blanc comme l’épais manteau

Qui couvre le paysage.

Cindy Omont, 5°

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Thulé

Le paysage est vraiment magnifique,

Le soleil fait briller la neige

L’eau est si bleue, si pure, L’impression de marcher sur les nuages!

C’est immense! Les glaciers sont géants!

On est livré à la nature,

On se laisse pénétrer par les murmures

De cette étendue de glace étincelante!

Doriane Langlois, 5°

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Narration

Question navigation, c’est moins pratique que l’Océan Atlantique ! Il y a deux possibilités car deux sortes de navires ont été construits pour la navigation dans la glace : les navires polaires ou les brise-glaces. Les premiers, conçus pour les expéditions polaires, ont des coques renforcées d’arrondis, une étrave oblique pour monter sur la glace, des protections spéciales sur le gouvernail à hélices. Ils peuvent se frayer un passage dans les glaces relativement compactes. Les brise-glaces sont des navires, qui, comme leur nom l’indique, sont construits pour briser la glace et ouvrir un passage. Leur coque est beaucoup plus renforcée encore que les navires polaires ordinaires et leur étrave permet d’utiliser le navire comme bélier. De plus, ils sont conçus pour passer un tiers de leur longueur sur la glace et la briser à la fois par leur poids et par un mouvement de balancement provoqué en remplissant et en vidant des soutes d’eau spéciales logées dans l’avant.

Timothé Picquet, 5e

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Après cette visite, nous repartons vers la maison d’Inouk.

Il a préparé tout le matériel pour l’expédition. Le plus extraordinaire, c’est qu’il a même choisi les chiens. Il les a vus tout petits et il connaît leur grande force aujourd’hui. Ils nous accompagneront tout le long de notre aventure sur la banquise.

Et là, nouvelle surprise: le scientifique Peter, qui était avec moi à la base aérienne de Qaanaaq, nous a rejoint chez Inouk. Il profite de notre expédition pour faire des relevés.

Le traîneau est prêt, tout est rangé dans un ordre bien précis, avec les peaux de rennes, le harpon et les fusils. Il ne faut pas oublier que nous voyageons sur le territoire de l’ours polaire.

Tout le monde prend sa place et nous partons !! Inouk donne les ordres aux chiens. Nous filons droit vers le nord, en direction du Pôle.

Le voyage en traîneau est très beau. Nous glissons à vive allure sur la banquise. Tout est blanc, infiniment blanc. Nous devons parfois contourner les blocs de glace. Le vent est vif. Plus nous progressons vers le nord, plus la température baisse.

Lucas Billeret, 5°

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Lorsqu’ils se marient, les Tchouktchis dressent une tente dans le camp de l’époux ou choisissent de vivre avec les parents ; dans ce cas, la dot est annulée.

Mon guide m’expliqua aussi que dans un environnement si hostile, les infirmes et les dépressifs lourds avaient le droit de requérir la mort auprès de leur famille.

Cindy Omont, 5°

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Inventaire

Direction l’aéroport…Dans mes bagages, mes parents ont mis:

Des affaires de toilette

pour être toujours prête;

Une trousse de secours,

si je tombe quand je cours;

Un sac de couchage toutes fonctions,

avec duvet, matelas et chauffage en option;

Des vêtements chauds

car il fait plus froid que dans un frigo;

Un appareil photo,

pour prendre les Esquimaux;

Une carte et une boussole high-tech,

pour trouver un endroit au sec;

Un porte-monnaie (avec des dollars)

car s’il fait trop froid, je pars à Dakar;

Et un sac a dos vert,

pour ranger toutes mes affaires.

Caroline Auble, 5°

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Mon équipement

Un traîneau

Deux raquettes

Trois bougies

Quatre boites d’allumettes

Une scie

Des tapis de peau

Un chien de traîneau

Une douzaine de batteries

Une trousse à pharmacie

Un couteau de survie

Une caisse à outils

Un appareil photo

Un thermos

Un autre chien de traîneau

Des jumelles

Des lunettes

Des chaussettes

Des gamelles

Un bidon

Des cordons

De la nourriture pour mes chiens

De la crème pour mes mains

Une tente avec un poêle à bois

De la nourriture séchée pour moi

Un sac de couchage, des chaufferettes

Une ancre à neige, des guêtres

Les harnais et le stake-out pour les chiens

Les bottines de coussinets pour leur bien-être

Émilie Benard, 5e

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De l’eau

Deux gouttes

Une flaque

De la neige

Un ours

Des skis

Des raquettes

Un sac a dos

De la corde

Un crochet

Une combinaison

Des chaussettes

Des chaussures

Des pulls chauds

Et un autre ours

Un jour de gloire

Une semaine de bonté

Un bon accrochage

Un bon crochet

Savoir manger

Savoir chasser

Un loup, deux relous

Plus quatre ou cinq ours.

Aurelie Simon, 5°

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Argumentation

Beaucoup de gens disent que les Inuit sont comme des animaux alors que ce sont des gens très accueillants. D’autres pensent qu’ils sont très bêtes, sans religion. Ils ont une religion qui est basée sur les phénomènes naturels. Ils disent aussi que ce sont des sauvages car ils mangent cru, mais ils ne peuvent pas faire de feu, il n’y a pas de bois. Ils sont beaucoup plus robustes que nous car ils vivent dans un des endroits les plus hostiles de la planète. Ils n’ont pas perdu leurs racines avec la nature alors que nous essayons de la dominer. Nous les mettons en danger , ils vivent pour la plupart sur la mer et avec le réchauffement climatique, les glaciers fondent. Donc ils sont condamnés par notre faute.

Mateo Delliaux, 5°

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Les Inuit se battent depuis très longtemps pour que leur culture et leurs ancêtres soient un peu plus connus dans nos pays. Ils veulent transmettre aux jeunes que la population inuit n’est pas une population fantôme, mais qu’elle est bien réelle.

Cette population est sous-estimée, or, ce n’est pas parce qu’ils n’ont pas nos technologies qu’ils sont plus ignorants que nous. Ils sont plus proches de la nature, ils perçoivent des choses que nous sommes incapable d’appréhender et ont des connaissances immémoriales (chamanisme par exemple) que nous avons perdues.

Paul Leclerq, 5°

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L’inquiétude des Inuit et de la Terre entière est le réchauffement climatique. La fonte des glaces est de plus en plus rapide et envoie les pêcheurs chasser de plus en plus loin. Cette augmentation du niveau des eaux pourrait réduire ce peuple à néant. Les animaux comme les rennes, les ours vont disparaître, donc leur nourriture de base aussi et la peau des animaux pour leurs habits.

Les Inuit seront obligés d’aller dans les villes. Alors que le réchauffement s’accélère, le Groenland devient une destination touristique ; les gens veulent voir les derniers icebergs, ces immensités blanches. A croire que c’est pour demain!

Dues à la fonte des glaces, de nouvelles îles apparaissent. Le plus inquiétant est une fonte accrue de 30% à l’ouest du Groenland et une température de la couche d’air en surface augmentée de 4°C. On estime que si la calotte glaciaire fondait entièrement, les océans monteraient de sept mètres!

Mais quel avenir pour les Inuit? Comment faire reconnaître leur culture et leur identité?

Sergus Esten grogne car le Groenland fond comme peau de chagrin. Il me dit: « On a payé le prix de la souveraineté de ces États qui nous volent nos territoires et nos ressources. Trop, c’est trop. Nous ne voulons pas être déplacés de force comme ce fut le cas à Thulé en 1953, et nous exigeons d’être traités de manière humaine. Les Inuit sont marginalisés dans le débat actuel sur l’Arctique par ceux qui ont maintenu le contrôle sur nos mers et nos terres.

Les pays dont Sergus me parle sont le Canada, le Danemark, les Etats-Unis, la Norvège et la Russie. Ces pays ont fait main basse sur ces terres-mères reculées.

Le temps du silence est révolu. Nous habitons là depuis la nuit des temps et nous sommes les seuls à pouvoir survivre dans des conditions climatiques extrêmes. Malheureusement la plupart des pays dominants ne reconnaissent pas les droits fondamentaux des peuples indigènes pourtant reconnus par l’ONU en septembre 2007.Il est vrai que le réchauffement de cette région qui possède des ressources importantes allèchent forcément les grandes puissances qui vont toujours là où il y a des intérêts, n’est-ce pas?

Pierre Courbe, 12 ans.

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Parlons de la pollution!

Je suis tellement curieuse de savoir à quel point le Groenland est touché par la pollution. J’ai fait des recherches sur internet et voici ce que j’ai découvert:

Il existe une base à Thulé, au nord du Groenland. C’est une base américaine dans laquelle sont entreposés des déchets chimiques et des métaux lourds et il y a cinquante-quatre dépôts, rien que ça!

Sur la toile, j’ai aussi appris que cette base est une véritable bombe à retardement pour les Groenlandais. Mais j’ai constaté que les Américains ne s’en inquiétaient même pas! Les Groenlandais, eux, ne connaissent pas l’étendue des dégâts causés à leur environnement. C’est quand même incroyable! Les Américains polluent comme bon leur semble!

Mais apparemment, il va y avoir du changement: le chef du gouvernement local a décidé que les Groenlandais pourraient avoir des informations sur cette pollution. Enfin, j’espère qu’il va le faire!

Alexia Bleriot, 5e

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D’autres poèmes

Débarquer comme dans les rêves d’enfants,

Retrouver les baleines, les poissons d’argent

Et les manchots s’amusent

Et le soleil joue avec le vent.

Amandine, 5°

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Belle comme le firmament

il nous faut protéger notre Terre maman;

ses paysages magnifiques

ses pratiques chamaniques

et effacer de notre monde

cette pollution si immonde.

Alban Horcholle, 5°

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Je voyais la nature magnifique

Qui me donnait des envies magiques

Une promenade avec les chiens de traîneau

M’a fait rêver du très Haut.

La nature est d’une telle beauté

Que je suis époustouflée.

Des étoiles scintillantes

Se profilent dans une atmosphère rayonnante.

Mathilde Gest, 5°

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Je rêvais d’une nuit blanche

Une nuit blanche comme ces draps

Une nuit blanche dans tes bras

Je rêvais d’une nuit blanche

Une nuit d’opale

A mille lieues de nos vies blêmes,

Une nuit si pale

Que la mort elle-même

N’en reviendrait pas

Je rêvais d’une nuit blanche

Une nuit où il y aurait tellement d’étoiles

Que le ciel serait de lait

Une nuit blanche comme le voile

Derrière lequel tu murmurerais

« A tout jamais »

Je rêvais d’une nuit blanche

Une nuit blanche

Rien que toi et moi

Une nuit blanche

Dont on ne se réveillerait pas.

Alba Caparros Roissard, 5°

3 responses so far

3 Responses pour “CARNETS DE ROUTE”

  1. P. Carmona le 03 Juin 2010 à 18:17

    Des élèves aussi ouverts, travailleurs et motivés que vous, je veux bien en avoir tous les ans. C’est un vrai bonheur d’être votre professeur! Merci pour tant d’enthousiasme!

  2. Christine Bonneau le 03 Juin 2010 à 20:22

    Quel travail ! c’est, ou plein de vérité et de sincérité, ou drôle (Inventaires) ; quant à la lecture des poèmes , elle dégage une réelle émotion .
    Bravo à vous et à vos professeurs qui ont su vous mener aussi loin .
    Christine Bonneau

  3. Amandine 5° le 17 Juin 2010 à 8:36

    Super Super Super !!!

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