Déc 20 2013

Potager 2013

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Voilà notre potager est à l’abri pour les trois mois d’hiver qui viennent.
Merci à M.Bayeul et M.Doublet qui nous ont fourni la paille et le fumier pour couvrir nos deux espaces.
Merci aux courageux jardiniers, Marion, Léa, Chloé et Hugo qui ont bravé la boue et sont venus à bout des mauvaises herbes.

On se donne rendez-vous en Mars pour planter. N’hésitez pas à vous joindre à nous si vous avez un peu de temps libre le midi.
Mme Bauters

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Juil 05 2012

Umiujaq, Avril 2012

Lundi 9 avril

Le jour du départ est enfin arrivé. Dylan est le premier, comme d’habitude lorsque c’est important. Sylvie T arrive par le premier RER et nous passons l’enregistrement des bagages, sans problème : tout le monde a pris soin de peser sa valise ; les bottes et les sacs de couchage pèsent lourds.

Le vol sera un peu en retard mais sans histoire, la journée est longue, le vol aura duré plus de 7H, et il y a un décalage horaire de 6H. Partis à 11H de Paris, nous sortons de l’aéroport de Montréal à 13H !!

Passage de la douane sérieux, on nous questionne sur notre présence au Québec, sur le contenu de notre bagage.

Direction le Crown Plazza, hôtel situé à 5 min de l’aéroport. Nous repartons demain à 6H du matin pour Umiujaq.

MARDI 10 avril

Nous partons avec un petit avion de 40 places d’Air Inuit. Il s’agit d’un avion qui desserre plusieurs villes du Nunavik, Kuujjuarapik est le premier arrêt, et la première communauté Inuit. L’avion ensuite ira jusqu’à Salluit.

Nous devons descendre de l’avion et attendre 20 min. Premier contact avec le grand Nord. On voit enfin la neige, et il fait froid.

Il y a beaucoup de vent. Tellement que l’avion a failli ne pas pouvoir atterrir à Umiujaq. Dans l’avion se trouve des profs de la communauté d’Ivuijivik, qui rentrent de vacances.

Nous sommes attendus à l’aéroport d’Umiujaq, les inuit sont des gens très réservés, mais leur joie de retrouver les élèves est visible.

Voici ce jour raconté par Pauline et Fanny

Lors de notre arrivée le mardi, les Inuit nous attendaient à l’aéroport les bras grands ouverts. Nos familles nous attendaient dans leurs maisons pour nous faire manger et nous installer. Pour certains, la communication avec les familles sera difficile puisque les parents de nos correspondants parlent anglais ou seulement l’inuktitut.

Sandra, nous a ensuite fait une visite complète et détaillée du village. Le maire a prononcé un discours vraiment très émouvant, il avait l’air heureux de nous accueillir. Il nous l’a d’ailleurs exprimé clairement : « je vous accueillerai comme des princes et des princesses ». Quel discours !

Nous avons du temps libre pour aller regarder les deux seuls magasins dans le village. Nous trouvons les prix très élevés mais c’est sans doute à cause de l’avion qui les emmène. Pour la soirée, les Inuit ont voulu bien faire et nous ont préparé des lasagnes avec de la salade. Le repas s’est passé dans le gymnase avec toutes les familles de nos correspondants. Les Inuit nous ont appris que dans leur village ils ont un couvre-feu : à 23h, tous les Inuit de moins de 18 ans doivent rentrer chez eux. On a pu assister à une démonstration de jeux inuit et nous avons pu nous y initier. Les Inuit sont vraiment souples puisqu’avec leur pied ils peuvent toucher un petit sac de billes suspendu (à 1m85) à une corde. C’était vraiment impressionnant !!

Et la semaine à Umiujaq racontée par Emilie et Adèle

MERCREDI 11 Avril 2012

Ce matin nous sommes allés à l’école à 8h50. Nous avons tout d’abord assisté à des cours d’inuktitut, avec Winnie, une enseignante de l’école. Ce n’est vraiment pas évident de comprendre cette langue. Pendant ce cours nous avons aussi fabriqué un inukshuk, c’est un empilement de pierres, semblable au cairn, il a plusieurs fonctions, retrouver son chemin entre autre. Après ce cours nous nous sommes réunis afin de faire des cours de maths et de français. Le midi, nous avons mangé chez nos familles… Certains élèves ont eu la chance de goûter du phoque cru. L’après-midi nous sommes sortis du village pour aller écouter des légendes inuit dans une tente. En attendant le conteur, nous avons fait des glissades nous avons bien ri c’était génial. Le paysage était vraiment magnifique. Après nos glissades nous avons pu poser quelques questions au conteur venu nous rencontrer. Il nous a expliqué que les Inuit s’adaptaient à leur nouveau mode de vies, le fait d’avoir maintenant des magasins leur permettait d’éviter les famines. Le changement climatique modifie les ressources en matière de chasse et de pêche, il y a des espèces différentes, donc leur ressource alimentaire s’est aussi modifiée. En rentrant, nous sommes allés à l’école fabriquer des gants, que l’on appelle kamiks.

Les garçons ont été fabriqués un Uluk, c’est le couteau traditionnel des femmes. C’est Lucassie qui assure le cours en Inuktitut, traduit par Billie et Abélie.

Le soir nous avons mangé en famille et sommes ensuite allés à la messe à 19h. Après la messe, vers 20h30, il y avait une soirée au kallik appelée « talent show ». Nous avons tous participé. Après cette soirée, nos correspondants nous ont emmenés patiner à l’Aréna, c’est la patinoire.

 

JEUDI 12 avril

Hier soir les professeurs nous avaient dit de bien nous couvrir car nous aurions une surprise. En arrivant à l’école nous avons appris que nous partions faire du skidoo sur la banquise. Nous étions tous très heureux. Nous avons découvert des paysages vraiment merveilleux et avons même aperçu cinq phoques au loin, sur la glace. L’après-midi nous avons d’abord aidé des petits à créer des bandes dessinées. C’était super, nous les avons fait répéter pour améliorer leur prononciation. Ensuite nous avons assisté à un cours sur le langage des signes. Celui qui nous apprenait nous a expliqué qu’il n’y avait que 8 sourds dans tout le Nunavik et que son but était d’essayer de faciliter la vie de ces personnes. Ensuite, nous avons fini nos gants et les garçons sont allés faire du hockey. Le soir nous avons regardé un match de hockey dans lequel certains français ont joué puis, nous nous sommes tous retrouvés au kallik.

VENDREDI 13 avril

Ce matin à l’école, nous nous sommes séparés en deux groupes. Nous avons tout d’abord préparé de la banik, une spécialité inuk que l’on pourrait comparer au pain en France mais en plus gras car frit (c’était excellent!) avec Clara et Yva. Puis nous avons fabriqué, avec Darlène, des colliers avec des pierres que les gens du village avaient ramassées. Ces pierres sont polies pendant plusieurs semaines.

L’après-midi, nous sommes allés à la station météo qui se trouve dans l’aéroport. L’homme qui y travaille nous a expliqué en quoi consiste son métier et nous avons réalisé une expérience afin de déterminer la hauteur des nuages. Nous avons lâché un ballon et mesuré le temps qu’il met pour atteindre le nuage. Il utilise actuellement un instrument qui ressemble à un sextant, c’est une alidade. Il faut viser les nuages et obtient sur une échelle graduée l’angle avec l’horizon donc leur hauteur.

Cet inuit nous a parlé du réchauffement climatique. Selon lui la température a augmenté de 1°C par palier de 5 ans depuis 10 ans. Il fait office aussi de contrôleur aérien.

Nous sommes ensuite rentrés à pied. Le paysage était désert et sans relief ce qui laisse plus facilement passer le vent mais malgré le froid, c’était magnifique. Et nous nous sommes rendus à l’école où tous les élèves s’étaient réunis pour faire des jeux inuit. Nous étions ainsi un ou deux dans chaque équipe et le plus dur a été de communiquer et de comprendre les règles du jeu mais tous s’est finalement bien passé et nous avons bien rigolé !

Le soir était organisé une soirée dansante au gymnase. Nous nous sommes énormément amusés et avons dansé jusque tard dans la soirée.

SAMEDI 14 avril

Aujourd’hui, nous nous levons plus tôt que d’ordinaire car nous partons tous avec les familles pêcher. Pour cela, nous avons fait environ 2 heures de trajet tirés par des skidoo dans des petits traîneaux. Beaucoup se sont endormis bercés par les cahots mais les autres ont pu admirer le paysage qui était tout simplement magnifique. Il y avait des nombreuses collines qui cachent à chaque fois d’immenses lacs gelés. Nous n’avons malheureusement pas aperçu d’animaux. En arrivant, nous sommes allés chercher du bois afin de faire du feu.

Nous avons ensuite pu faire chauffer nos repas et nous avons mangé et bu du thé autour du feu. C’était un moment très convivial !

Après cela, nous sommes allés pêcher et pour cela les hommes ont fait des trous dans la banquise grâce à une machine. Un concours a également été organisé : il y avait plusieurs gagnants possibles : le premier qui pêchait un poisson, celui qui pêcherait le plus gros poisson et celui qui pêcherait le plus petit gagnerait 100 dollars à dépenser dans le village. De quoi motiver les apprentis pêcheurs non ?

Certains garçons ont pu aller chasser et les autres, s’ils le désiraient, pouvaient faire un tour de skidoo. Nous avons également prélevé de l’eau de ce lac grâce à une bouteille afin de la faire analyser pour mesurer la pollution de l’eau.

Nous sommes donc rentrés au village très fatigués mais nous nous sommes tout de même rejoints au kalik pour bien finir la journée.

DIMANCHE 15 avril

Aujourd’hui, nous nous sommes réveillés à l’heure que l’on voulait car il n’y avait pas d’activités prévues à part un pique-nique à la plage (ou plutôt sur la banquise).

A 12h30, nous nous sommes réunis avec les familles et avons dégusté un très bon repas. Nous avions le choix entre hot-dog fait maison ou côtes de porc accompagnées de divers légumes. En dessert, nous avons même eu le droit de nous faire griller des chamalows ; c’était super. Malheureusement, la météo n’était pas avec nous car il faisait très froid et il y avait beaucoup de vent. (-22°C)

Après ce repas, la plupart sont allés se mettre au chaud avec leurs correspondants mais quelques chanceux sont allés faire du ski-doo.

Vers 17H, les Français se sont réunis avec leurs professeurs à l’école afin de faire un point sur cette merveilleuse semaine passée au bout du monde puis nous sommes allés manger (il faut savoir que les Inuit mangent vers 18H30, c’est à dire très tôt).

Après cela, certains Français sont retournés à la messe car il y en avait eu une le mercredi et une le dimanche mais en fin de soirée, tout le monde s’est retrouvé chez Bobby, un Inuk, afin de profiter au maximum de cette dernière soirée qui ne s’est pas terminée très tôt.

LUNDI 16 avril

Et oui, c’est déjà la dernière journée mais il n’était pas question de s’apitoyer sur son sort car ce matin, de nombreuses activités étaient prévues à l’école.

En arrivant, nous avons eu quelques cadeaux tels qu’un T-shirt, un CD de photos… ce qui nous a fait très plaisir puis, nous sommes allés finir les colliers que l’on avait commencés le vendredi.

Nous avons ensuite eu du temps libre dans le village afin de nous acheter nos derniers souvenirs puis nous sommes retournés à l’école car Gilbert, un sculpteur inuk du village nous attendait pour nous présenter ses œuvres. Celles-ci étaient splendides et la plupart des Français en ont acheté.

Après manger, le bus est venu nous chercher devant nos maisons afin de nous emmener à l’aéroport.

A 3h30 environ, une fois nos bagages enregistrés, est arrivée l’heure du départ. Les Inuit comme les Français ont énormément pleuré mais tous se sont fait la promesse qu’ils se reverraient.C’est sur ces au revoir chargés d’émotion que s’est terminée cette semaine inoubliable à Umiujaq…

DU MARDI 17 avril au Jeudi 19 avril, Séjour à Montréal

Nous avons donné une interview à la journaliste de Télérama qui nous avait accompagnés et sommes ensuite allés faire un peu de shopping. Nous sommes partis ensuite voir une exposition sur les 11 nations autochtones du Québec, une galerie d’art inuit conseillée par Thibault et ensuite nous sommes allés visiter le musée Pointe-à-Calliere relatant la fondation de Montréal.

Le lendemain, visite du Biodôme, de l’université Mac Gill, et du musée Mac Cord qui présentait une exposition d’art moderne Inuit, de la collection Esther et Samuel Sarick, une des collections les plus complètes du monde d’art inuit, plus de 175 œuvres de 75 artistes.Et pour finir avant de reprendre l’avion, un dernier saut à la Biosphère, un lieu unique et spectaculaire, situé en plein cœur du Parc Jean-Drapeau à Montréal.

 

 

 

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Fév 15 2012

Projet Inuit 2012

Lundi 13 février 2012

C’est avec beaucoup de bonheur, que nous vous annonçons que Longueville sur Scie va marquer de ses empreintes les terres Inuit du Nunavik.
Nous partirons donc vers le 10 avril pour Umiujaq.
Nous tenons à remercier tous ceux et celles qui ont répondu à notre appel et permis que ce projet un peu fou se réalise, mais que serait notre monde sans un peu de folie ? sans l’ambition de rapprocher les peuples et les frontières géographiques et d’ouvrir ainsi à nos jeunes les pages insoupçonnées et passionnantes du grand livre de la vie ?
Le projet se finalise et si le défi a été relevé, c’est grâce à la mobilisation sans précédent d’un grand nombre de personnes.

Alors d’abord merci à nos élèves qui nous font toujours avancer, sans vous le découragement l’eut emporté devant l’ampleur de la tâche et les difficultés rencontrées.
Merci aux parents tellement investis tant pour leur accueil des élèves inuit que pour leurs différentes actions, toujours réussies et tellement généreuses : loto, soirée paëlla, ventes sur les marchés et au seuil de magasins, …, bravant le froid, la neige, la pluie pour que le rêve de leurs enfants puisse se concrétiser.

Un très grand merci à tous nos partenaires, moral et financiers car sans eux rien n’aurait pu se faire.

M.Dru, principal du Collège Jean Malaurie de Longueville Sur Scie
Le FSE (Mme Fouquet et M.Quibel) du collège

La PEG de Dénestanville, La Scierie Lefvebre des Grandes Ventes, RG Couverture de Gonneville Sur Scie, MC2E de Bracquemont, La Société Benard de Pierreville, Arbr’Aventure de Dénestanville
La mairie de Longueville Sur Scie, Les Kiwani’s, Le Crédit Agricole de Longueville Sur Scie
M.Serge Boulanger et Mme Chauvel Dominique du Conseil Général de Seine Maritime
M Le Député Trassy-Paillogues
Le ministère de l’éducation nationale
Le ministère de la Culture
M. Rossignol, DAREIC de Rouen, Me C. Bourse, IA-IPR de SVT et en charge du développement durable
M. Bourdon, CNDP, Me Dupoux, UNESCO, Judicaël Griffe CRDP Seine Maritime

Et aussi

Sébastien Minchin du Muséum de Rouen, Thomas Jouanneau, Marc Delmotte, M. E. Davidenkoff, Antoine Bernollin, L’ACRO, M et Mme Verdure de la Ferme de la Saâne, Sylvie Macquet, Gilbert Vincent, France 3 Normandie, Sylvie Teveny, Christophe Chartreux, Christophe Dubot, Christophe Ameline, Philippe Bergoin, Marie Desbuissons, Ludovic Dupont, M et Mme Bonneau, Peters Bernard, Vikie Brabant, Sandra Béland et Nellie Napartuk.

Et à notre inspirateur : M.Malaurie

Anne Bauters et Pénélope Carmona

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Oct 11 2011

La semaine inuit en image par T.Jouanneau

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Oct 11 2011

La semaine INUIT

 

soirée inuit

La semaine dernière nos correspondants Inuit d’Umiujaq sont venus nous rendre visite pour le plus grand bonheur de nos camarades et aussi celui de nos professeurs Mme Carmona et Mme Bauters qui sont l’origine de ce projet.

Nous aimerions nous aussi pouvoir aller là-bas pour découvrir les différences entre leur mode de vie et le notre.

Pour cela il nous faut des subventions.

Babeldoor ( http://www.babeldoor.com/projet-inuit ) est un site ou l’on peut faire des dons et pour ceux qui ne voudraient pas faire de dons via internet il est aussi possible de faire un chèque à l’ordre du FSE

A envoyer à l’adresse : 3 allée Lebaudy 76590 LONGUEVILLE SUR SCIE

Clémence Heluin, Chauvin Angélique 3°3

Les Inuit sont sur France 3

http://haute-normandie.france3.fr/info/des-inuits-au-college-de-longueville-sur-scie-70392302.html?onglet=videos&id-video=ROUE_1485944_130920110905_F3#.TntPyRb5cEo.facebook

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Mai 09 2011

Thomas Jouanneau

Carte situant la base Dumont d’Urville et le Dôme C en Terre Adélie

 

 

 

 

 

 

Thomas Jouanneau est un photographe qui vit en Normandie.

Ses photographies portent généralement sur deux thèmes : les grands espaces naturels et la vie de la société française. De 1999 à 2001, il a été membre de l’agence Sygma. Dans cette agence, il a couvert l’actualité nationale et internationale.

En 2002, il a décidé de devenir indépendant. A sa création, il a rejoint la maison de photographes Signatures.

Entre 1999 et 2004, il a mené un travail important sur la police et la délinquance ; ce qui a fait objet à de nombreuses publications dans les magazines.

De 2000 à 2006, il commence à s’intéresser aux Terres Australes et Antarctique Française.

En 2008, il publie Portraits polaires-Antarctique, sur la route du Concordia.

Depuis 2009, il mène un travail documentaire intitulé Le village, chronique de la vie ordinaire (et extraordinaire) d’un bourg en Normandie. Emilie B, 4éme3

 

Thomas Jouanneau est venu, le vendredi 18 février, nous raconter son expédition

« Sur la route de Concordia ». Il nous a fait partager son expérience de la photographie en milieu extrême.

Voici quelques extraits des échanges entre les élèves de quatrième et T.Jouanneau.

Compte rendu de Timothée Picquet.

 

Emilie B

1 – Avez vous hésité avant de partir ?

Non, je n’ai pas hésité avant de partir car je me suis battu pour y aller.

 

 

Lucas B

2 – Comment fait-on pour faire des photos a -70°C ?

Je n’ai pas fait pas de photos a -70°C car je suis allé en Antarctique au printemps.

Il fait au minimum -30°C, alors. Le problème est que l’appareil se décharge plus rapidement lorsque la température est négative.

 

3 – Est-ce que vous vous êtes bien intégré à l’équipe scientifique ?

Oui, je me suis bien intégré, j’ai trouvé les gens très sympathiques.

Il règne une bonne ambiance.

 

4 – Est-ce que vous aimez ce type d’opération extrême ?

Oui, j’ai bien aimé.

 

5 – Quel type de désert préférez-vous, chaud ou froid ?

Je préfère le désert froid au désert chaud.

 

Fanny

6 – Comment s’est passé la navigation à bord du bateau l’Astrolabe ?

Lorsque nous sommes arrivés dans la glace avec l’astrolabe nous avons été coincés.

 

Adèle

7 – Avez-vous atteint vos objectifs en partant au pôle Sud ?

Je suis parti avec l’objectif de faire un reportage sur les scientifiques, les techniciens, les logisticiens qui ont choisi cet ailleurs qu’est l’Antarctique.

Je raconte la vie quotidienne dans ces bases, la cohabitation avec les manchots empereurs, et la splendeur de ce grand désert blanc.

 

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Mar 07 2011

MACEDOINE

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Masse et Doine

au combat !

L’histoire commence au fond du panier, ou voisinent une carotte et une patate. Au retour du marché, elles se chamaillent. Chacune d’elles ne supporte pas que l’autre soit différente d’elle-même, ni la couleur, ni la forme ne les rassemblent.

Arrivées à la cuisine, elles sont sorties du panier et placées sur la planche à découper, et c’est ainsi que le drame commence …

L’une très massive, pesant deux cents cinquante grammes et l’autre longiligne et pesant à peine cinquante grammes ! La patate s’appelle Masse et la carotte, Doine.

-T’as vu comment t’es fichue? Dit Masse.

-Tu t’es pas r’gardée! Répond Doine

Le ton monte et l’ambiance est de plus en plus tendue.

-Avec un physique pareil j’oserai pas sortir!

-T’as bonne mine, hé patate!

-T’as vu ta touche, avec tes ch’veux en épis d’maïs!

-Tu commences à m’raser sérieusement!

-J’vais t’découper en rondelles!

-J’vais t’tailler en frites!

-En carottes rapées!!!

-En purée!!!

En fureur, elles s’emparent toute deux d’un épluche-légumes, se trouvant sur la table, et d’un couvercle en guise de bouclier, puis se ruent l’une contre l’autre.

Masse s’élance sur Doine avec son épluche-légumes, et lui rase la peau du bras. Un lambeau de peau de carotte s’étale sur la planche,mais Doine réagis et attrape son épluche-légumes pour, à son tour, raser la joue et le dos de Masse.

Elles continuent à se raser mutuellement, mais pas pour longtemps. Au bout d’un certain temps, on les emmènent, toutes les deux, rejoindre les petit pois dans le cuit-vapeur, pour transformer Masse et Doine en Macédoine.

Ambre Parrington, 5éme4



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Fév 07 2011

Entretien avec Marc Delmotte

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I : Réponses aux questions des élèves par Marc Delmotte, Ingénieur de recherche au CNRS, au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (LSCE) à Gif sur Yvette (Essonne).

Fanny

1. Pourquoi avez-vous choisi ce métier ?

Depuis que je suis tout petit, j’ai toujours été attiré par les métiers proches de la nature et par la neige. Je voulais d’abord travailler dans les eaux et forêts, puis à la météorologie nationale. J’ai poursuivi mes études dans le domaine de la physique dans ce but et à la fin de mes études j’ai eu l’opportunité de faire une thèse (un travail de recherche) sur l’étude des climats passés dans les glaces polaires. J’ai été passionné par ce travail de recherche et j’ai eu la chance de réussir un concours au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) et d’en faire mon métier.

2. Qu’est-ce qui vous intéresse le plus dans votre métier ?

Il y a plusieurs aspects dans mon travail, mais ce que je préfère c’est le développement, la mise au point et le travail sur les instruments de mesure que nous utilisons pour la recherche. Un aspect important de ce travail qui lui est souvent associé sont les missions sur le terrain (installation, mise en route et tests des instruments sur les sites de mesure comme au Groenland par exemple). Cette partie terrain implique aussi tout un travail de préparation de la mission que l’on appelle la logistique (envoyer le matériel sur place, trouver les sites pour installer les instruments, prendre contact avec les gens sur place…). Un autre aspect de mon travail que j’apprécie c’est la diffusion des connaissances à travers les conférences scientifiques mais aussi via la participation à des actions de vulgarisation auprès du grand public (conférences ou dialogues dans les écoles, auprès du grand public, durant les fêtes de la science ou autre, rédaction d’ouvrage pour les enfants comme celui que j’ai écrit avec ma femme « atmosphère, quelle effet de serre », Editions Le Pommier, coll. Minipomme, n°32 ).

3. Quel est votre meilleur souvenir ?

Je ne sais pas s’il y a vraiment un meilleur souvenir, mais je garde des images très fortes de mon premier voyage au Groenland et je suis toujours émerveillé chaque fois que j’y retourne. Mon voyage dans les terres australes françaises cet automne, une rotation d’un mois à bord du bateau océanographique Marion Dufresne entre Crozet, Kerguelen et l’île Amsterdam reste aussi un moment très fort pour mois (paysage et lien humain très forts).

Florine (notre championne de Judo)

1.Êtes-vous célèbre ?

Non et cela ne me manque pas !

2. En quoi consiste votre travail ?

Il y a une partie du travail qui consiste à rédiger des documents et des projets de recherche pour trouver des financements. Une autre partie consiste à contrôler la qualité des mesures qui sont faites au laboratoire, à diriger le travail des deux techniciens qui sont chargés de ces analyses et à les aider en cas de pannes ou de soucis sur les instruments de mesure. Je dois également gérer avec ma collègue le bon fonctionnement de notre réseau de station de mesure (repartie sur presque tous les continents) pour l’analyse des gaz à effet de serre. Enfin une partie de mon travail consiste aussi à exploiter les résultats de nos analyses, à mettre au point, à tester et à installer des nouveaux instruments, ce qui est la partie plus scientifique proprement dite du travail.

3. Quelles études avez-vous faites ?

J’ai fait un bac scientifique (D à l’époque) puis j’ai suivi la filière universitaire en physique à l’université d’Orsay (Paris XI), puis en météorologie et physique de l’atmosphère à Clermont-Ferrand avant de faire une thèse de doctorat à l’Université de Grenoble (en commun sur deux laboratoire, le LSCE et le laboratoire de Glaciologie de Grenoble).

4. A quel âge avez-vous commencé ?

J’ai commencé ma thèse à 24 ans et j’ai terminé à 27 ½. J’ai ensuite été recruté au CNRS après deux ans de post-doctorat à l’âge de 29 ans. Durant toute cette période nous sommes payés pour notre travail.

5. Combien d’heures travaillez-vous par jour ?

Je ne compte pas mes heures, cela peut varier d’un jour à l’autre et d’une semaine à une autre, cela dépend de l’urgence et de la charge de travail en cours. En moyenne cela se situe entre 8 et 10 h/jours mais je conserve toujours du temps pour ma vie de famille, le sport et les loisirs qui sont indispensables pour que je me sente bien.

Romain

1. Vivez-vous lors de vos missions au Groenland avec les inuit ?

Non, le lieu où je travaille au Groenland est isolé et se situe à 5km de tout autre site habité. Il n’y a pas d’Inuit à Ivittuut, les personnes les plus proches de nous sont les militaires danois de la base de Gronnedal et il y peu d’inuit qui vivent là bas. Le village Inuit le plus proche se situe à 5 km environ par la mer et s’appelle Arsuk.

2. Où se situe la base au Groenland ?

Elle se situe sur la côte ouest du Groenland, tout au sud, à environ une heure de vol en hélicoptère de l’aéroport de Narsarsuaq, direction plein ouest en ligne droite. Le village s’appelle Ivittuut ou Ivigtut et est une ancienne mine abandonnée et autrefois exploitée pour le minerai de cryolite.

Thibault

1. Qu’est-ce qu’une carotte de glace ?

Une carotte de glace est un morceau de glace que l’on va chercher dans les profondeurs des glaciers à l’aide d’un carottier. On fait des forages en particulier sur les calottes polaires (qui sont d’énormes glaciers) car la neige ne fond pas dans ces zones et on peut donc avoir des carottes très longues et donc très anciennes. En général une carotte de glace ressemble à un cylindre d’environ 10 cm de diamètre et 2 à 3 m de long.

2. Comment la prélève-t-on ?

On utilise un instrument que l’on appelle un carottier et qui est constitué d’un câble d’acier très long (parfois plusieurs kilomètres) qui est attaché à un tube d’environ trois mètres et qui est creux en sont milieu et qui possède un équipement électronique et un petit moteur à son extrémité. A l’autre bout du tube il y a des couteaux (comme des lames de rasoirs) qui vont couper la glace lorsque l’on va faire tourner le tube pour l’enfoncer dans la glace (comme pour enlever un bouchon avec un tire bouchon). On procède part passe successives, c’est à dire qu’on fore les 3 premiers mètres, on ramène la carotte à la surface, puis on fore les 3 mètres suivants et ainsi de suite jusqu’à toucher le socle rocheux. Le forage le plus profond a été fait à Vostok en Antarctique et on a atteint une profondeur de 3623 m de glace.

Carotte de glace du forage EPICA (DOME C, Antarctique), au second plan le tube de carottage avec les couteaux.


Manon

Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire votre métier ?

Voir la réponse plus haut. Un métier où l’on apprend chaque jour, qui permet aussi des contacts humains avec d’autres cultures et qui permet d’explorer certains endroits encore peu accessibles (il reste un petit coté aventurier dans mon travail que j’aime bien).

Lucas

Où avez-vous travaillé avant le Groenland ?

En France et en Europe surtout. J’ai eu l’occasion de travailler avec des australiens durant ma thèse et de me rendre sur place. Actuellement je travaille aussi beaucoup avec les Indiens et nous devrions aller installer des nouveaux instruments là-bas d’ici la fin de l’an 2011.

Caroline

1. Est-ce que votre travail permet de faire avancer les connaissances sur le climat ?

Oui. Pour ce qui concerne les glaces polaires que j’ai étudiées durant ma thèse, leur étude permet d’apprendre comment le climat à varier au cours du temps et quels sont les liens entre le climat et par exemple les gaz à effet de serre ou d’autres éléments qui peuvent interagir sur le climat (par exemple la végétation, les activités humaines …). Pour ce qui concerne le suivi des gaz à effet de serre dont je m’occupe actuellement, on essaye de comprendre comment le système climatique réagit à l’augmentation continue de ces gaz dans l’atmosphère et quelles peuvent être les conséquences de cette augmentation. On utilise aussi tous ces travaux pour essayer de mieux comprendre comment le climat fonctionne et pour essayer de simuler le climat du futur.

2. Pourquoi avez-vous voulu vraiment travaillé sur le climat et l’environnement ?

J’ai toujours été passionné par la neige et la glace, j’aime le contact avec la nature et les grands espaces et j’ai besoin d’avoir un travail qui me permette de ne pas rester assis sur une chaise toute la journée. J’espère également que le travail de recherche permet de faire avancer les connaissances et pourra servir à mieux comprendre et ainsi mieux préserver notre environnement.

Adèle

Que constatez-vous après vos recherches ?

C’est une vaste question à laquelle il est difficile de répondre en quelques lignes. Ce que l’on constate c’est que la concentration des gaz à effet de serre ne cesse d’augmenter dans l’atmosphère, qu’elle n’a jamais été aussi forte depuis au moins 820 000 ans et que cette augmentation se traduit par un réchauffement du climat. L’augmentation des concentrations en gaz à effet de serre est liée pour l’essentiel aux activités humaines et devrait conduire à un réchauffement dont l’intensité dépendra de nos choix énergétiques futurs et de l’évolution de la démographie mondiale.

Les conséquences du réchauffement sont une autre question dont nous pourrons discuter par ailleurs si vous le souhaitez.

Pauline

A quoi est dû le réchauffement climatique ?

Pour l’essentiel à l’augmentation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, elle-même issue des activités humaines qui reposent sur l’utilisation d’énergies fossiles telles que le gaz, le pétrole ou le charbon. D’autres éléments comme le volcanisme peuvent aussi avoir un impact mais sur le court terme (1-2 ans)

II Description de la dernière mission au Groenland en octobre dernier.

Entre le 29 septembre et le 15 octobre dernier, je me suis rendu comme chaque année depuis trois ans en mission au Groenland sur le site d’Ivittuut. Le but de cette mission annuelle est de faire la maintenance des instruments de mesure que nous avons installés sur place et qui permettent de mesurer en permanence la concentration en dioxyde de carbone de l’air et aussi celle de l’oxygène. Nous partons à deux personnes et sur place nous avons plusieurs tâches à remplir.

Tout d’abord nous devons vérifier le bon fonctionnement des appareils, et éventuellement ajuster ou refaire les réglages. Ensuite nous devons changer un certains nombre d’éléments qui s’usent à force de fonctionner comme les pompes, les filtres etc. On doit également changer les gaz de référence que l’on utilise pour étalonner et contrôler le bon fonctionnement des instruments. Il s’agit en fait de cylindres qui contiennent de l’air comprimé et pour lesquels on connaît déjà la concentration en CO2 et en oxygène (on les a mesurés au laboratoire avant de les envoyer sur le terrain). Leur mesure et leur utilisation permet de caler les instruments de mesure et de contrôler leur bon fonctionnement. On fait aussi des exercices d’inter-comparaison en mesurant des cylindres venus d’autres laboratoires avec les instruments du Groenland. Cela permet de contrôler la validité et la qualité des mesures. Tout cela prend du temps car il faut contrôler qu’il n’y a pas de fuite sur les lignes de mesures à chaque fois que l’on change les cylindres et il faut aussi entre 1 et 3 jours de mesure pour chaque cylindre. C’est cylindres sont lourds et encombrants (environ 65 kg chacun), nous en avons une dizaine à changer chaque année et c’est la raison pour laquelle nous partons toujours à deux personnes. Nous sommes également un peu isoler et c’est aussi pour des raisons de sécurité que nous sommes toujours au moins deux sur place. Enfin cette visite est l’occasion de faire le point et de donner les consignes à nos collègues Danois qui viennent chaque semaine sur le site de l’observatoire pour faire la maintenance hebdomadaire des instruments depuis la base toute proche. C’est aussi l’occasion de passer un bon moment et d’échanger ensemble autrement que par téléphone ou courrier électronique.



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Jan 13 2011

Projet Inuit

Notre classe de 4e3 correspond tous les vendredi par webcam avec des Inuit de notre âge. Nos professeurs, Mme Carmona et Mme Bauters ont organisé un projet pour que nous puissions  les accueillir et pour que l’on puisse partir à Umuijaq les rejoindre. Ce voyage est très onéreux et c’est pour cela que aimerions que des sponsors et des mécènes nous donnent un petit coup de pouce pour que treize d’entre nous réalisent leur rêve.

France 3 a réalisé un reportage sur notre échange
http://info.francetelevisions.fr/video-info/player_html/index-fr.php?id-video=000270946_CAPP_
http://haute-normandie.france3.fr/info/les-eleves-du-college-jean-malaurie-et-les-inuits-69069130.html
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Merci, Adèle 4e3

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Jan 13 2011

NOTRE BONNE TERRE

Publié par dans Non classé

Il y a bien longtemps que le ciel n’est plus bleu
Il y a bien longtemps que notre eau n’est plus pure
Il y a bien longtemps que notre air n’est plus sain
Il y a bien longtemps que notre Terre est misère

Je voudrais pouvoir croire aux oiseaux migrateurs
Je voudrais pouvoir croire aux poissons voyageurs
Je voudrais pouvoir croire à l’air sans pollution
Je voudrais pouvoir croire que les hommes changeront

Le ciel s’est assombri, les oiseaux se sont tus
La mer est en colère, les poissons ne sont plus
La Terre est en détresse, sauvons-la, sauvons-la

Mais il est toujours possible de faire marche arrière
Brisez les armes, réflèchissez, il faut le faire
Autrement, c’est la mort pour nous et notre bonne Terre

Thibault Duhamel, 4ème3

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